La nuit, je prends des trains…

Posted on 19 janvier 2011

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… mais c’est  plutôt à travers la tête. Parfois.

La main qui se tend encore vers le paquet de cigarettes. Combien de fois l’aurais-je fait, ce geste ? Je n’arrive plus à me souvenir de l’ancien. A la verticale. Les allumer. Et tenir en même temps,  verre de gin, paquet, briquet et la clope allumée. Si loin, si près. Collisions nocturnes. Décalage. Toujours. Au décompte final, j’aurai vu plus de nuits que de jours. Pas les mêmes, c’est tout. Fuir les heures de la normalité. Echapper à « la petite vie » des autres. Avoir couru. S’être résigné. Aussi, juste autrement.

Les vagues de zik qui reviennent à qui les raconter ? Et comment ? Ressacs pour un couac. Personne n’est « dedans ». Un(e) ou deux (ou trois) avec qui le passé n’est pas passif. Qui peuvent partager les mêmes bribes. Sensations internes sur sonorités. Playlist du temps échappé. Bondir d’un titre à l’autre, digresser, dériver. Rattraper ? Too late. Too bad. Play Blessures. Dés pipés. Love on the Beat. Hôtel Particulier. Je vous les fais pas toutes. J’en ai des tonnes en réserve. Impossible traduction. Mourir jeune c’est aussi éviter d’être mort. Réussir ? C’est déjà rater. « A la vie, il n’est point d’antidote… ». Références. Plus facile.

Ca tangue. Rock. Décennies. Seventies. Eighties. Nineties. Le crépuscule, déjà, avec l’aube. End of century. Millénaire. Juste un son. Pour se sentir encore comme avant. Mais non. Ca ne dure plus qu’un instant. Piètre madeleine.  « We can be heroes just for one day ». Ne pas avoir été dupe. Ne rien y avoir gagné. « Détruire », disait-elle. « Tout » (« A commencer par toi-même »). Le reste ne pouvait être que « litres et ratures ». Remington portative ? Plus d’époque. Rangée. Malgré tout, continuer. Réécouter.

Bande son pour mots sans queue. Ni tête.

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Posted in: humeur, Musique