(Vidéos) WikiLeaks : les Anonymous sont passés de #Payback à #Leakspin

Posted on 13 décembre 2010

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Suite de l’ #infowar. Elle continue d’être relatée, analysée et disséquée un peu partout sur le web, parfois avec un regard critique ou doutant de sa capacité à faire bouger vraiment les lignes, parfois en étant présentée comme la première étape d’une nouvelle donne; tandis que dans le même temps le vieux monde des éditocrates et de la démocrature poursuit avec son discours sclérosé de rhumatisant arcbouté sur ses privilèges anciens.

Pendant ce temps, après les attaques en déni de service (Amazon était down une partie de la journée de dimanche), les Anonymous, groupe informel de « hackers », non structuré, aux contours indéfinis, ont annoncé un changement de stratégie, ou l’ouverture d’un second front, depuis la nuit de samedi à dimanche.

« L’Operation Payback change de nature et devient l’Operation Leakspin, « jeu de mot », qui appelle à puiser dans les mémos diplomatiques révélés par WikiLeaks pour y trouver les informations les plus croustillantes. “Il ne craignent pas le LOIC. Ils craignent d’être exposés”.
Les membres d’Anonymous sont donc invités à publier ces informations embarrassantes partout où ils le peuvent en se plongeant dans les 250.000 notes pour y trouver des informations qui n’ont pas été encore dévoilées.
Comment réagiront les Sarkozy, Fillon, Hortefeux, Obama, Bush, Merkel, Cameron, Brown, Karzaï, Bouteflika, Élisabeth II, Albert II, Evo Morales, Harper, Hu Jintao, Kim Jong-il, Castro, Marguerite II, Juan Carlos, Zapatero, Shimon Peres, Netanyahou, Akihito, Naoto Kan, Mohammed VI, Calderón, Albert II, Beatrix, Medvedev, Poutine, Abdullah Gül, Erdoğan, Benoît XVI, Chavez, Abbas, l’ONU, le Vatican, le FMI et bien d’autres encore, à la diffusion de ces révélations ? », lit-on en accompagnement de la vidéo ci-dessus.
Une deuxième vidéo trouvée sur ce même thème :
Mais, derrière les révélations de WikiLeaks, après la volonté de censurer le web de la part des états et des pouvoirs qui sont associés au sein des oligarchies dominantes, alors même que ces derniers tendent encore à vouloir tenter de verrouiller encore plus par le filtrage, le flicage, le fichage, l’accès à l’information, aux savoirs, à la culture (la loi Loppsi 2 en France revient devant le parlement ce mardi), c’est bien à l’ (ré ?)apparition au grand jour d’une ligne de fracture qu’on assiste. Dans cette guerre ouverte pour contrôler l’incontrôlable, en s’appuyant sur des vieux schémas et des modes de pensée désuets et privés de pertinence face au monde qui se dessine, on assiste, en résistance (pour la première fois ?), à des alliances étonnantes, ou du moins qui peuvent bouleverser quelques schémas hérités de l’ordre ancien et encore dominant. On voit ainsi sur la même ligne de front se positionner des hackers (de différentes « générations »), des hacktivistes, des geeks, des militants politiques ou associatifs mais aussi des web-entrepreneurs, des journalistes (une partie – seulement – là aussi, certains s’avérant dépassés, d’autres encore étant déboussolés par le mouvement en cours, alors que beaucoup encore restent bloqués sur des conceptions archaïques portées par les old medias), des web-citoyens…
L’issue du combat est à la fois aussi incertaine que certaine. Incertaine car tout indique que l’étau va se resserrer. Mais tout laisse aussi à croire qu’il « suffira » d’élever son niveau de compétence pour le briser. L’incertitude majeure me semble reposer encore sur le fait de savoir si et comment cette émergence au grand jour de l’interzone renforcée pourra bousculer les sinistres réalités des modes d’exercice des pouvoirs réels dans la matrix mondiale  et/ou sera à même d’ouvrir des brèches dans l’architecture imposée des modes d’organisations sociales ?
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