Retraites : c’est Sarkozy qu’il faut virer…

Posted on 27 octobre 2010

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Une salariée du frère Sarkozy (Malakoff Médéric) : « Je n’ai pas le droit de penser ». Tout est dit en quelques mots à la fin de cette vidéo par cette employée qui n’ose même pas (plus) s’exprimer. Tel est le monde voulu par Parisot, le Medef, le patronat, la finance et leur droite UMP. L’univers du travail qu’ils mettent en place, celui du fascisme économique. Cela se passe au siège de Malakoff Médéric, l’entreprise prospère et financière dirigée par le frère Sarkozy qui fait dans la retraite par capitalisation et au bénéfice duquel le hold-up sur les retraites tente d’être réalisé par son tout-petit-président de frère. Car comme toujours avec le nain élyséen, il faut chercher à qui profite le crime, et après la bande du Fouquet’s, il y a bien tentative de servir la mafia familiale.

Hier, les locaux de la société dirigée par Monsieur frère du roi(telet) a reçu la visite symbolique et pacifique de militants CNT-Solidaires, suivis par la caméra de Bakchich. Un moyen de dénoncer la tentative de détournement de fonds en cours avec une loi destinée à voler des millions de gens, sans toucher ceux qui accumulent des richesses sur leur dos. Et une action parmi bien d’autres, qui vont se multiplier puisque 336 « députés » illégitimes, vendus et corrompus, ont, sans surprise, votés en rang le projet de leur mini-chef. Chacun d’entre eux devra bien sûr en répondre le moment venu et leurs noms ne seront pas oubliés.

Cela ne change rien à la résistance qui s’est levée. Renforcement ou fin du mouvement ? On n’en sait rien même si l’intoxication bat son plein. Mais la fracture est bien plus ample encore et l’idéologie dominante est moribonde; ce pouvoir se traîne comme un mort-vivant et a des soubresauts dangereux de cadavre politique agonisant. Sarkozy est défait, et il le sait, mais il est, soyons en sûr, prêt à tout pour continuer son travail de larbin des intérêts de quelques uns et se servir au passage, lui et les siens.

On peut déjà parier que la rupture fondamentale avec la logique en place va toucher de plus en plus de gens qui réfutent cet ordre où l’on « n’a pas le droit de penser ». Actions multiples, innovantes… mais aussi sabotages de la productivité ou bien choix alternatifs et recours à des expériences parallèles sont appelés à se développer. Seuls quelques crédules vont s’acharner à croire dans ce qui n’est plus. Le travail, la réussite, la production, l’entreprise, le libéralisme, le profit, la surconsommation, la destruction productiviste… (j’en oublie tant) ne sont plus les valeurs de demain.

Quant à la loi, un combat acharné, de morts de faim peut encore lui barrer le chemin. Si la force de le mener vient à manquer et alors que le parti d’opposition, celui se présentant comme en situation pour prétendre à gouverner, ne propose ni de la gommer vraiment ni (plus grave encore) de perspectives de nouvelles avancées sociales, alors oui, le temps sera venu des ruptures individuelles et collectives que je viens d’évoquer. Et beaucoup qui ont eu longtemps la tête maintenue sous l’eau l’ont relevée, ne serait-ce que symboliquement ou par procuration, depuis quelques semaines: le temps de la peur a changé de camps et les arrogants d’hier vont devoir commencer à raser les murs.

Je l’ai dit, les sarkozystes n’hésiteront devant rien pour tenter d’imposer leur illusion et de garder leurs prébendes. Voilà déjà qu’un préfet est obligé de reconnaître les manipulations policières lors des manifestations après protestations de leaders politiques et syndicaux… En attendant l’aveu pour plus tard d’actions ayant servi à alimenter les médias en belles images de peur ?

Les éléments à charge ne manquent pas sur les hommes d’Hortefeux comme dans cette vidéo de RebellyonTV:

Pendant ce temps, une étrange série de cambriolages frappe les journalistes ayant enquêté sur l’affaire Bettencourt. Affaire dans laquelle on retrouve le ministre voyou derrière le texte sur les retraites Woerth. Bizarre non ? Dans quelless officines, ou services policiers, manque-t-on à ce point d’ordis ? Ou alors l’insécurité est-elle telle malgré les effets de manche du mari de la chanteuse qu’un cambrioleur monomaniaque puisse sévir en toute tranquillité et à répétition ?

Et le système des copains et des coquins ne perd pas une minute. On case au Conseil d’Etat le petit Arno Klarsfeld, bon à rien patenté mais à roulettes, par ci et, par là, le sinistre sbire derrière le dossier des retraites, lui même lié aux intérêts financiers dans ce domaine, Raymond Soubie. Même à 70 ans, il n’y a pas de petit profit chez ces gens-là. (sans parler de l’idiot du village mais copain du nain élyséen Pierre Charon, bouche inutile qui ira se nourrir comme Soubie à la bonne table du Conseil économique et social).

Etonnant mais je ne serai pas surpris si les tenants du pouvoir de droite, le patronat, la finance et les économistes aux ordres, si promptes à citer l’exemple (en quoi ?) de l’Allemagne pour nous spolier sur les retraites, ne la donnent pas en référence pour la décision qu’elle a prise de limiter (trop peu) les salaires des dirigeants des banques aidée par l’Etat.

Le mensonge démocratique a fait long feu. Votée, promulguée sans doute (à moins que les mains lui tombent), la désobéissance s’imposera face à leur loi. (Je prends au passage  le pari que les départs dans les entreprises vont désormais se négocier au couteau et qu’il n’y aura plus d’hésitation à se payer sur la bête.) En fonçant tel qu’il l’a fait contre la volonté du pays Sarkozy a ouvert la voix à la légitimité de tous les moyens qui seront employés. Il est clair désormais que remaniement ou pas, c’est lui qu’il faut passer dehors… Le plus tôt sera le mieux !

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