(Débat) Manifs : des policiers parmi les casseurs ? (Hortefeux en première ligne)

Posted on 27 octobre 2010

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Les témoignages se multiplient, les images sont nombreuses, les soupçons se renforcent… Grâce au web alors que les médias et la presse ont eu du retard à l’allumage… quand ils ont démarré. Après les violences policières sur des manifestants et la presse, la piste d’une utilisation de policiers casseurs-provocateurs se précise. Le refus de toute enquête indépendante vient encore renforcer la conviction que quelque chose de pas net s’est passés. Et pas qu’une fois.

Corporatistes, certains (et seulement certains) policiers montent au créneau. Problème c’est par la voix de syndicats connus pour leur allégeance au sarkozysme ( l’un est même réputé être le larbin officiel du pouvoir UMP dans les couloirs des commissariats) et on peu s’étonner de ne pas voir se mêler à cette défense des organisations de policiers comme FO… Ou pas. Car les autres sont sans doute envoyés au front pour tenter de limiter les dégâts. Dégâts qui seront politiques avant tout.

En effet, ce ne sont pas tant des policiers, ni même leurs hiérarchies immédiates, qui seraient à remettre en cause et devraient rendre des comptes, mais ceux qui ont donné des ordres. Et là forcément on ne peut que se retourner vers les hauts niveaux de commandement, les préfets et in fine le ministère de l’Intérieur et Hortefeux, car le choix de procéder à de telles manipulations et provocations (pour agir sur l’opinion notamment) ainsi que les ordres qui ont pu être donnés relèvent plus que certainement d’un niveau ministériel.

Face à Guy Birenbaum, le syndicaliste des forces de l’ordre est à la peine dans ce débat et n’a pas d’éléments convaincants à fournir.

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{MAJ : Ce mercredi soir, le préfet du Rhône Jacques Gérault a implicitement confirmé la présence de deux policiers (au moins donc) infiltrés et pour lesquels une enquête a été demandée à l’IGPN afin de « vérifier si ces infiltrations sont conformes à la déontologie« .  Ce faisant il valide les affirmations d’infiltrations. Et tente de réduire le soupçon de provocations policières à deux éléments. Mais si la question se pose ici et pour deux, elle est bien sûr à élargir. Et surtout, difficile de penser à une initiative personnelle. Il faudra donc remonter jusqu’aux ordres et leurs donneurs.

Gérault est un ancien du cabinet de Sarkozy au ministère de l’Intérieur. S’il a bougé c’est que la situation devenait sans doute difficilement tenable de continuer à nier et l’enquête est peut être aussi destinée à limiter les dégâts que les révélations en cours sont en train de faire dans la crédibilité de la police en désignant deux seuls lampistes… Toutefois, le gros du travail de manip a été fait avec des images reprises sans recul et en boucle. L’annonce d’une enquête aura-telle autant de retentissement ? Les conclusions seront-t-elle pas enterrées ? Ira-t-on jusqu’au bout et dans différentes villes (Paris, Chambéry…) ? Remontera-t-on jusqu’au responsable, c’est à dire le ministre ? Cherchera-t-on les coupables d’autres violences policières ? Pour l’instant ce n’est qu’un petit pas… }

 

 

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Posted in: Politique, Société, Web