Ne soyez surtout pas trop sages…

Posted on 6 septembre 2010

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Vacances bis. Une petite quinzaine encore en stock. Une semaine à la mer. Offline. Rassurez-vous, ni Deauville ni Saint-Tropez même si j’ai aussi, un temps, été un peu, si peu, aveuglé par ce qui brille. Il y a longtemps. Prescription. Non, juste un coin de bord de mer auquel devrait avoir droit tout un chacun s’il en a l’envie. Pas trop abîmé par le tourisme industriel. Juste pour se poser un moment. Et rêver d’y rester, peut être. Dans un peut être, un possible où l’on ne travaillerais que ce qu’il faut, juste assez pour ce dont on a besoin. Sans obligation de produire en quantité cet inutile qui nourrit le monstre et fait tourner la machine du vide, seulement pour s’alimenter dans sa course en avant de poulet sans tête. Un endroit où le temps est donné. Une partie de pétanque, un tour sur la jetée le soir. Cadeau pour se rappeler qu’on est mortel et qu’il est stupide d’égarer son temps en vanité. Perdre sa vie à la gagner, dit on.

Tout ça pour dire que c’était calé comme ça. Et que je vais rater ce qui devrait n’avoir rien d’une fin en soi. Un début donc. Qui continuera ou pas. Juste une marche à pied pour la forme ou le premier pas ? Il faudrait pour cela échapper aux voix du « pas d’alternative » et à la machine à fabriquer du consentement, du « on continue comme ça » (à peu de choses près d’une manière ou d’une autre, d’un parti ou de l’autre). Comme toujours, le mouvement ne pourra venir que « d’en-bas », d’un bouillonnement dépassant les normes établies des organisations. Donc, en mon absence, ne soyez surtout pas trop sages, ça pourrait même me donner envie de revenir plus vite pour en être 🙂

Vive la grève

« Citroën », 1933. Poème de soutien à l’occasion d’une grève d’ouvriers chez le constructeur automobile (découvert via Les petits pois sont rouges). Rien n’a vraiment fondamentalement changé… Pour le moment ?

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Posted in: humeur