Le maire de Lyon pète les plombs sous le soleil de Californie

Posted on 22 juillet 2010

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Normalement, là, je pourrais vous ressortir la fameuse citation d’Audiard, celle qui se termine par « … d’ailleurs c’est à ça qu’on les reconnaît ». Ca pourrait suffire en soi. En déplacement en Californie, Gérard Collomb a dû prendre un bon coup de soleil sur la tête ou se faire entourlouper par un agent sévissant dans les interzones d’Hollywood. Dans Le Progrès de ce mercredi, on apprend donc que le maire de Lyon se verrait bien président de la République ou, éventuellement, Premier ministre. Ben voyons.

Le bon notable de province qui gère sa ville en père de famille peinard et n’a même plus des manières que l’on puisse qualifier de gauche(s) se voit sans doute sur le porte-bagage du favori de la droite, DSK ? Il y croit sans doute déjà, là où pour l’instant son candidat favori ne sera pourtant jamais à même de faire l’unanimité de son camp avec un passé qui parle sous forme de sérieux passif à relents de politique libérale made in FMI. Et, avant même d’avoir quelque chose à porter, serait-on parti au PS pour commencer à se partager les postes ? Pourtant même si on sera d’accord pour tenter de se convaincre que la « gauche » (je veux dire celle-là), c’est toujours moins pire que la droite, le parti solferinesque est encore loin du compte et ne convainc pour l’heure en rien qu’il est susceptible de marquer une rupture radicale avec l’ère de déliquescence et de régression sociale que nous impose le sarkozysme.

Et si cela – par un miracle politique qui m’échappe jusque là tant je ne vois pas le PS faire autre chose que gérer les soubresauts d’un système en plein effondrement et à bout de souffle, qui en est réduit à faire les poches des salariés pour garantir le confort des oligarchies dirigeantes – advenait, comment imaginer Collomb susceptible de porter une dynamique nouvelle ? N’oublions pas que cet homme, au coeur des réseaux de sa baronnie locale, rattaché à la franc-maçonnerie des intérêts et des copinages, proche des pouvoirs de l’argent de sa région, n’a pas hésité à tenir un discours digne de la droite la pire lors de mouvements sociaux dans les transports en communs il y a quelques mois. Et regardons comment il accompagne la gentrification de sa ville, repoussant classes populaires et moyennes vers la périphérie avec la politique qu’il conduit. Même des fonctions ministérielles à l’urbanisme ou aux transports relèveraient de l’usurpation dans une équipe prétendant vouloir défendre des valeurs de gauche.

Bref, soyons sérieux… Et imaginons l’impossible. On sera sans doute en-deçà de la réalité de demain 🙂

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