Berra se prend les pieds du blog dans un Woerth

Posted on 17 juillet 2010

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C’est en lisant le blog de Romain Blachier, élu PS (genre social-démocrate, c’est dire si ce n’est pas un dangereux anarcho-gauchiste ;-)) du 7e arrondissement de Lyon, que je découvre que Nora Berra vient de lancer en grande pompe ce qu’elle appelle un blog. Si la dame a quelque ambition, parait-il, de se faire une place sur la scène locale, voire de tenter de se trouver une place de candidate à la mairie, son approche du web, qui se prétend à la pointe de la modernité, est plutôt du genre en retard. C’est ce qu’analyse l’adjoint d’arrondissement, qui, par ailleurs, est conseiller en stratégie et développement internet (histoire de dire qu’il sait un peu de quoi qu’il cause), relevant notamment l’absence d’interactivité, de commentaires ou encore de billets puisqu’il s’agit de la reprise pure et simple d’interventions de Berra.

Pour ne surtout pas gâcher un départ si bien manqué, la secrétaire d’Etat aux Aînés ne loupe pas l’opportunité de montrer que dans les affaires, à l’UMP il y a une belle solidarité. Tous dans le même bateau en quelque sorte. On se rappelle d’ailleurs qu’elle-même avait été épinglée par le Canard Enchaîné pour des faits pour le moins critiquables peu après l’obtention de son strapontin maroquin. Elle nous rappelle donc dès la page d’accueil qu’elle est bien dans le camp de ceux qui veulent continuer de prendre aux pauvres pour gaver les riches. La voilà donc se gargariser de l’ignoble projet sur les retraites – que seule une action déterminée pourra faire rejeter aux oubliettes alors que son adoption signerait l’entrée dans une ère de résurgence d’actions désespérées face aux exactions de l’ultralibéralisme. Et, juste à côté, elle ne se prive pas d’affirmer son soutien au ministre félon chargé de faire passer cette pilule, à savoir le trouble Eric Woerth.

Concernant ce dernier, l’étau se resserre; malgré le soutien télévisé d’un Sarkozy aux abois et mal à l’aise, rattrapé par ses connivences avec les puissances de l’argent et dont le nom est apparu dans le dossier, même si des pressions semblent avoir été exercées pour tenter de faire disparaitre les allusions à ses rapports directs avec la milliardaire Bettencourt. On en apprend peu à peu un peu plus sur les réseaux de Woerth, fossoyeur patenté des espoirs d’une fin de vie sereine de millions de gens, auprès des expatriés fiscaux en Suisse. Le financement politique par la grande fortune Bettencourt (et sans doute par d’autres dont on ne sait encore rien) n’a sans doute pas fini de livrer ses secrets pour ce qui est digne d’un feuilleton de l’été (de l’automnes, de l’hiver…) et est surtout la démonstration qu’une caste sait s’attacher la servilité de ceux qui dirigent le pays et en premier lieu les occupants actuels du pouvoir. Dont fait partie… Nora Berra.

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