Face à la guerre qu’ils nous font, bâtissons notre manifeste de barbares, pirates… pour se débarasser de l’ennemi

Posted on 27 mai 2010

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Le système libéral poursuit son oeuvre de destruction massive. Ses complices sont les appareils d’états qu’il a infiltrés, confisqué, les partis, les syndicats même, les manipulés ou pas qui le servent, du manager « haut de gamme » au chefaillon minable… L’heure n’est plus aux analyses ni aux anathèmes, aux attentes d’échéances dites démocratiques, l’heure est à l’action. Elle ne peut qu’être radicale. Et elle prendra les milliers de formes que nous saurons lui donner dans une riposte du faible au fort qui frappera l’ensemble de l’appareil sous de multiples formes. Peut être avons-nous d’ailleurs une part de responsabilité à avoir voulu rester conciliants et « raisonnables », réformistes et négociateurs alors que ce temps là est manifestement dépassé pour peu qu’il ait été un jour.

Chaque jour qui passe ne fait que confirmer la nécessité d’ouvrir le feu dans un tir de barrage de riposte. La situation appelle une restauration de la Terreur, y compris dans les excès que la construction de la bienveillante servilité historique a voulu lui attacher pour justifier le fascisme mou comme la norme imposable à tous puisque prétendument pondéré. Acculés dans la défense des dernières miettes d’humanité, de nos maigres acquis sociaux et si pauvres espoirs qu’ils viennent chaparder auprès de nos tombes à venir, nous devons désormais échapper à se reculoir infernal. Pour mieux nous réveiller en guerriers, prêts à partir à la conquête de ce qui nous est dû et nous appartient et sans aucune espèce de retenue dans les actions à mener pour atteindre nos objectifs.

Ce n’est pas aux -ismes de toutes sortes qu’il va falloir nous référer mais à notre potentiel de barbarie seul capable de détruire la machine guerrière qui avance. Oublions les leçons du consensus mou et la dictature de la pseudo démocratie pour mieux nous réveiller tels que nous sommes capables d’agir. A chaque pas des Sarko, Fillon, Woerth, Besson, Lagarde, ceux des DSK, Valls et autres composantes de la société du spectacle, mais aussi ceux de Parisot et du Medef, des affameurs de l’Afrique et de l’infotainment d’un Mondial de foot, ils vont devoir désormais compter avec les terribles lames qui viseront à leur cisailler les jarrets. Eux qui sont visibles mais aussi tous ceux qui, engoncés dans leurs certitudes et positions, se pensent à l’abri dans l’anonymat de leur malfaisance.

Notre néo « Fight Club » se doit d’être sans pitié et prêt à frapper le petit chef le soir au coin du bois comme le grand magnat en utilisant les armes modernes qui feront rouler sa tête au ruisseau après révélations et diffusion. Les normes édictées à leur profit ne devront pas nous ralentir et si pour détruire il faut par exemple diffamer voire inventer et mentir, le sens de notre lutte n’a pas à tenir compte de la prétendue immoralité de ces méthodes. Comme le Résistant qui mitraille un petit groupe de la fenêtre de sa traction, nous devons savoir commencer petit pour que peu à peu la peur soit le plus présent compagnon des sinistres vies de ceux qui nous oppriment et nous détruisent. Nos armes n’attendent que nous. Certains sont déjà en marche.

Des « modèles » ont déjà fait le pas de côté et se sont positionnés hors de leur champ utilisant, retournant parfois les armes de l’oppresseur contre lui pour disposer de l’argent minimale nécessaire à la reconquête de leur autonomie, ou prenant le pari d’une vie dans les interstices de l’interzone; parasitant, détournant, récupérant, construisant, innovant pour s’assurer des zones autonomes qui aujourd’hui ont la force de conviction de ce qui se voit, là devant les yeux de ceux qui cherchent encore.

Pour les autres, et nous sommes nombreux que l’on a pu croire retournés ou achetés voire simplement émolliés par la machine à produire et les quelques prébendes obtenues en échange, il est temps aussi d’assumer nos responsabilités de combattants. Ici aussi, il va falloir commencer par mettre un peu d’intelligence au pouvoir dans nos premiers pas avant de passer au mitraillage de convois ou au combat frontal sur un terrain d’opération purement hypothétique d’ailleurs puisque les oligarchies d’intérêts particuliers envoient au combat de pauvres hères pour faire avancer ses propres intérêts mais se préserve bien d’avancer en terrain découvert. C’est seulement dans ses retranchements et baïonnette au canon qu’il nous faudra aller les débusquer.

Le temps des sabotages est revenu. Les petits pourrissements discrets et assez intelligents pour n’être pas repérés de prime abord de  la production sont de ces armes du pauvre qui ont fait leurs preuves avant que le chaos voulu par les légions d’esclaves engloutissent l’ordonnancement rémunérateur des exploiteurs. Symbolique ou non la violence aura toute sa place dans ce harcèlement qui fera reculer sous la peur les petits soldats du monstre sans nom ni face. La guerre qu’ils mènent en premier lieu à l’encontre des plus faibles dispense même de toute pudeur et hésitation sur la légitimité d’y avoir recours. Search and destroy. Parasiter, freiner, piéger seront la première étape de la reconquête de nos dignités bafouées.

Mais tout cela n’est que des pistes tirées d’une armurerie venue du vieux monde. Nous sommes dans l’ère des pirates et c’est comme tels que nous pourrons couler à pic leurs galions trop chargés des dents en or arrachées sur les cadavres frais de nos semblables ou de nos aînés. En quelques heures, certains seront à poil en public, dans un même temps des réseaux informels inconnus pourront s’être mobilisés pour dire, révéler et frapper. Désormais nous seront la touche erase de leurs logiciels comptables et de leurs ordinateurs de transactions.

Leur force est surtout notre faiblesse. Leur système globalisé est à la merci de chacune des petites pierres que nous y glisserons pour qu’il se transforme en une bombe qui les rayera de la carte de l’ignoble et renverra aux poussières de l’histoire leur machine à écraser et engranger qui prétend nous confisquer notre droit au « Ici et Maintenant ». Et peu à peu, un par un, timidement souvent, étonné nous même d’avoir osé un geste anodin si simple et pourtant déjà libérateur, il va falloir apprendre à nous redresser pour ne plus marcher comme les animaux qu’ils voient en nous, faciles à corrompre, distraire, manipuler et diriger.

Leurs discours ne prennent plus, nous sentons même si c’est encore confusément le vaste mensonge qu’ils font régner sur nos existences en illusionnistes d’un réel frelaté quand il n’est pas mis en scène. Leur machine de guerre qui détruit, ailleurs comme ici, est réelle. La riposte sera celle de notre sauvagerie canalisée dans une myriade de micro-actions intelligentes allant de la violence d’un embrasement soudain à la petite pièce cassée sur laquelle s’effondre la machine. Seul le chaos sera libérateur. Nous saurons faire fi du découragement devant les atermoiements encore en cours sous le joug de leur occupation des temps de cerveaux disponibles qu’ils parviennent encore à zombifier pour un temps. Mais il en va de nos vies dans cette guerre absolue de destruction massive et nous n’en avons qu’une. Nous n’avons plus le choix.

« Je fais un sale boulot mais je le fais salement » Georges Darien, Le Voleur (1897)

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