Ils vont bientôt vouloir piquer mon caleçon…

Posted on 3 mai 2010

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Tondus et en slip: c’est ainsi que les sarkozystes, la droite, la finance et le patronat veulent nous voir finir. Et le discours reste toujours le même : ils disent vouloir s’en prendre aux « avantages ». Pas aux leurs ni à ceux qui bénéficient de niches et cadeaux fiscaux. Non ! A ceux des petits, des salariés, des classes moyennes aussi…

Parce que figure toi que tu as raté quelque chose sur LesEchos.fr, journal officiel du libéralisme chantant et de l’exploitation bien pensée, dirigé par l’héritier Beytout qui lui, bien sûr, n’a eu que ce qu’il a gagné. On y apprend, figures toi, que toi, moi… mais aussi toi la secrétaire, qui ne bénéficie pas d’une cantine et dispose seulement de 45 minutes de pause, insuffisantes pour rentrer à la maison, ou que l’ouvrier, qui boucle juste le budget des vacances familiales, sont en réalité de fieffés salauds. Du genre qui abusent sans vergogne sur le dos de la collectivité en ayant droit à des avantages incroyables.

Heureusement l’Etat de droite veille. Et Bercy, avec à sa tête la pleine de probité, et qui, ô grand jamais, n’en a croqué des avantages d’une de ses fonctions, Christine Lagarde, entend y mettre un frein. Oui, la bourgeoise, dans tout le sens du terme, qui fut au service des affairistes comme avocate et qui, comme ministre de l’Economie, est la risée de tout spécialiste sérieux de ce domaine, a décidé de frapper.

Donc en lisant LesEchos.fr (ici: clic, clic j’ai la preuve) tu apprendrais que dame Lagarde a mandaté ses larbins collaborateurs du ministère de l’Economie pour étudier la taxation de cet horrible privilège que constituent les tickets restaurant et autres chèques vacances dont toi, moi et nos semblables, horribles rapaces que nous sommes, bénéficions au mépris de tout devoir de solidarité.

« En pleine lutte contre les déficits, il est difficile de justifier que certaines rémunérations échappent encore totalement aux charges sociales », nous dit même le journal, propriété du milliardaire Arnault,  qui veut que l’on se serre la ceinture. Et superbe habileté, la taxation de 4%  serait à la charge de ton employeur. Et, comme tu n’a pas manqué de le noter, celui-ci crie misère à longueur de temps. Il se verra donc contraint de mettre fin à une pratique qui deviendrait « trop onéreuse pour l’entreprise et risquerait de grever sa situation ». Enfin lire les bénéfices distribués aux actionnaires ou qui vont dans ses poches familiales. Et toi, vil profiteur tu fera désormais ceinture sur le steak frites avalé à la va-vite et sur ces chèques qui facilitaient le paiement de l’autoroute lorsque tu emmenais tes enfants, ces privilégiés, profiter de vacances alors que d’autres n’ont pas cette chance.

Mais du coup, comme une idée me vient. Finies pour ton patron et les cadres dirigeants les bouffes dans des gastros hors de prix et aux frais de la princesse ? Terminé le petit séjour à l’hôtel que l’on prolonge un peu sur note de frais lors d’un déplacement important. Et de quelles avantages bénéficie Lagarde ? Il faudrait les mettre sur la table et lui demander de bien vouloir payer les taxes afférentes. Et vite. Avant de reprendre l’argent mis à l’abri derrière le paquet fiscal ? Tu sais le cadeau de ces occupants du pouvoir aux plus riches…

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