Découverte : Pure Ecstasy, une vraie tuerie pour flemmardise d’été

Posted on 17 avril 2010

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A ranger immédiatement au rayon découvertes qui font du bien. Genre : l’écouter c’est l’adopter. J’en parlais l’autre jour : surgi au hasard des « 50 (bons) groupes à suivre 3/5 » des Inrocks, Pure Ecstasy m’a littéralement scotché. J’en étais à repérer le moins mauvais des groupes électo-disco-pop-rock-bidule-machin-et-j’en-passe dont les saillies ambiantiques de musique d’ascenseur (pour femmes seules et hommes attardés) mériterait un petit détour. Pas loin d’être à fond de cale, à bout de nerfs (même si tout n’est pas à jeter) devant les tendances dessinées par le Télérama de la branchitude bobo, voilà que je tombe sur ça.

Ca, nous vient d’Austin, Texas. Les musiciens de Pure Ecstasy s’emparent « du shoegazing britannique pour le retraiter à leur drôle de sauce : ils le traînent dans la lenteur gluante de purs slackers à l’américaine, le font planer dans l’éther, écrivent des morceaux comme d’autres entament leur sieste, relax, max. Et ça fonctionne plutôt très bien », lit-on sur le site.

Je veux, que ça fonctionne. Ces gars-là ont quasi retrouvé un son de fond de garage passé par chambre d’écho et fondu au vinyle. Tout ça avec un moteur poussé à fond… de ralenti qui te donne un avant-goût de moiteurs estivales où se lever relève d’un exploit d’haltérophile. En y mettant ce qu’il faut, tu dois quasi pouvoir te percher sur chaque accord et prendre le temps d’y aspirer une latte. Rien de révolutionnaire lâcheront les accros de la modernité post-rock à tout prix. Bein non, justement. En tout cas pas du genre qui veut nous faire prendre des machines pour des lanternes et qui peut tourner en boucle sous l’air conditionné des grands magasins. Juste un putain de bon son par des inconnus au bataillon que même sa majesté Google peine à repérer.

Petites démos ici avec un Pressure Drop passé du sautillant au nonchalant en un tour de pédale et ce DWLDWD qui donne des envies de ressortir un électrophone.

Apparemment z’ont même pas fait l’effort de se payer un clip bricolé par un pote…

Leur MySpace (clic, clic, clic)

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Posted in: Musique