Lyon : rendez-vous à 15 heures aux Terreaux pour le No Sarkozy Day

Posted on 26 mars 2010

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« Tout va bien, je continue dans la même direction ». C’est une fin de non-recevoir qu’a opposé l’occupant de l’Elysée à ceux qui ont voté lors des Régionale et donné un coup de pied au cul de sa majorité umpiste.

Là pour faire une politique au service du mur de l’argent et des 200 familles, il n’entend pas y déroger. Après tout le peuple est un grand enfant qui ne comprend rien aux choses importantes et dont il faut savoir corriger les erreurs en le spoliant par un Traité de Lisbonne quand il a craché à la gueule des élites par voie référendaire.

Tout juste le mari de la chanteuse a-t-il procédé à un mini « réajustement » de son gouvernement y faisant entrer un spécialiste du mètre carré à prix modéré, de préférence dans les beaux quartiers parisiens. Une recrue à la hauteur de cette camarilla qui devra bien rendre des comptes lors de la libération 😉

Les Français ont donc – on pouvait s’y attendre – voté dans un violon.  Et les affaires ont repris. Le système électoral bâti à la mesure  de cette oligarchie démontre qu’il n’es pas suffisant pour porter les maigres correctifs que demande une opposition atone et perdue dans ses affaires de boutiques. Le plus naïf des sympathisants de gauche se sera bien rendu compte que sous la victoire il n’y a que des oursins pour les idées qu’il défend.

C’est une autre forme de réponse et de résistance que peut apporter le No Sarkozy Day de ce samedi 27 mars. Un NON haut et fort du pays légal, le vrai pays, renvoyant les baronnets discrédités à leurs jeux de fauteuils pour reprendre en mains ce qui n’aurait jamais dû lui être contesté : sa destinée. Ce n’est pas encore « le pouvoir aux soviets » qui effraie tant le bourgeois et son cousin bobo mais un pas, une avancée. Une étape.

La cours et ses nobliaux des provinces devront savoir comprendre et plier avec cette tarte dans la gueule pacifique qu’ils s’apprêtent à recevoir. Ce pourrait bien être leur dernière chance avant des actions beaucoup plus directes pour frapper la machine là où ça fait mal, au coup par coup de ses tentatives d’exactions, mais aussi au quotidien dans son arrogance et peut être avec des embrasements et passages à un niveau supérieur dans des frappes pensées en termes politiques.

Le NSD est aussi pour leur dire ça : pliez, sinon vous serez cassés. Il ne se conçoit pas comme une fin mais un début. Et j’aurais du mal (c’est pour la formule) à considérer comme opposant celui qui se déballonnera sur ce coup-là, dissimulant piteusement des stratégies partisanes à l’odeur âcre de pissotières.

Je ne porterai sans doute pas le violet de circonstances mais ma canne ferrée et mon chapeau sont prêts et je serai sur le coup des 15 heures place des Terreaux pour un rassemblement lyonnais qu’on peut espérer nombreux malgré l’omerta de médias aux ordres sur cette journée. Le nombre serait d’ailleurs garant de la possibilité de marcher vers la fin de ce système dans un cadre démocratique et légaliste. Le contraire suggérera inévitablement le choix de dissidences autonomes et de formes d’actions plus radicales et symboliques.

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Posted in: humeur, Politique