Retour de la vraie politique (dans leur face en plus) par la Grèce

Posted on 6 mars 2010

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Symbolique finalement que cela (re)naisse en Grèce. Et ces derniers jours les infos ne sont pas forcément désagréables. Parcellaires et filtrées au prisme de la pensée dominante certes. Mais les faits sont têtus et quelques images jouissives. Surtout avec le son coupé. Je parle du son car j’ai quand même entendu un « confrère » affirmer que certains faits étaient dûs à des groupuscules anarchistes… trois images après avoir vu des retraités rentrer dans le lard des prolos enrôlés sous le casque des chiens de garde des intérêts établis.

Mais soyons honnêtes, les Grecs nous filent une belle leçon. Dans tous les sens d’ailleurs. Car on voit une fois de plus la caste politique, fut elle soi-disant de gauche, se ranger servilement au service des forces de l’argent et des institutions à leur service. Les échecs du capitalisme devront donc être payés par tout le monde sauf par ceux qui s’empiffrent a, en gros, décidé, en accord avec l’Europe des marchés financiers, la farce démocratique qui dirige l’Héllène contrée.

Manque de bol, le peuple a décidé de se réinventer comme souverain et maitre de son destin. Manifs, protestations, refus… sont à l’ordre du jour. Cela aboutira-t-il ? Rien n’est moins sûr tant les leviers sont nombreux d’intoxication idéologique, de manipulation et de répression aux mains de l’idéologie capitaliste, la plus meurtrière de l’Histoire loin devant le nazisme – qui en fut l’enfant légitime d’ailleurs – ou le communisme. Pour sa survie ce système n’a jamais hésité devant un massacre ou la mise en place de dictatures.

Toutefois les manifestants grecs sont en train de faire une belle démonstration de réappropriation de la politique. Ils posent les bases d’un possible retour de bâton dans les dents de ceux qui, du banquier au petit chef nazillon (un Godwin certes, mais l’expression a le mérite d’être juste), se nourrissent ou servent la machine. Une stratégie de la main dans la gueule qui pourrait bien donner des idées ailleurs. Dans un pays où il y a plus de 10% de chômeurs, une pauvreté et des injustices criantes et une souffrance latente par exemple ?

Il est temps que la peur change de camp. Chacun à notre niveau on peut agir pour cela. D’abord en n’hésitant pas à ressortir la canne ferrée de nos grand-pères (et quelques autres stocks qu’ils avaient gardés dans leurs caves pour les sortir si besoin 😉 ) pour en rosser quelques uns d’importance. Mais aussi en se donnant la liberté de faire ce fameux pas de côté dont on fait tout pour nous faire croire qu’il sera terrible pour nous alors qu’il sera simplement le début de la fin pour eux.

Vive le Feu !

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[Je vous raconterai une autre fois le nombre de concert des Bérus que j’ai vus dans les 80’s (même si ma ligne de rockitude n’est pas toute là) et à quel point je trouve qu’ils ont su rester dans l’éthique qu’ils se sont tracés]

– S’il restait un doute sur ce qu’il va bien falloir faire un texte terrible à lire absolument, écrit par un blogueur et twittos très sympa qui vient d’être frappé douloureusement par les conséquences de LEUR politique : Pendant que les multinationales licencient pour accroitre leurs bénéfices… d’autres se pendent

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