Lefebvre et l’UMP sur internet : c’est celui qui dit qui est (un voyou)….

Posted on 16 décembre 2009

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2009, année Hadopi et de haro sur les libertés du net. Tel aura été un des leitmotivs de la droite régimaire, qui occupe le pouvoir en plongeant ses racines dans les tréfonds nauséeux et fangesques des idées politiques hexagonales. Comme un régiment de soudards unis par l’obole que leur lancent les puissances de l’argent et leurs réflexes de basse police, ils ont proféré leur litanie de stupidités et d’aberrations, se cachant derrière des justifications à géométrie variable.

Puis résolus à tenter de mettre en musique sur la toile leur parole unique, ils s’y sont invités en chiens galeux du banquet des intelligences collectives et des délires potaches. Pauvres hères, mal leur en prit puisque les voilà enferrés, comme de stupides décérébrés, dans les filets que, malins, ils se croyaient tendre. Ils n’en sont pourtant pas à leur coup d’essai comme le démontra il y a quelques mois leur utilisation sans autorisation de la musique de MGMT pour l’un des rassemblements de leur camarilla aux pieds de son petit conducator.

Mais « quand on est con, on est con… » Et les voilà saisis à nouveau en flagrant délit d’un comportement qu’ils désignent ailleurs comme celui de mafias. Leurs faux étendards, brandis au profit de leur système des copains et des coquins, se déchirent au grand jour et révèlent – mères mettez à l’abri vos enfants car désormais ils sont en danger sur le web devant de tels outrecuidants – que les pratiques hier dénoncées par elle, sont en fait celles de l’UMP.

Le lipdub de leur phalange fit d’abord se gausser tout être normalement constitué. Mais ce clip de ministres se trémoussant sur des accords grinçants portait un autre ver dans ses pixels. La chanson playbackée était tout bonnement piratée (lire détails sur Rue89 ici). Voilà qui fait mauvais effet pour un tel escadron ayant voulu jouer les parangons de vertus et brandir bien haut défense des artistes… et des auteurs.

Mais que dire quand l’adjudant ès-beaufitude de telles troupes défraîchies, connu pour les relents fétides de ses discours, montre son piteux exemple aux voyoucraties du numérique qu’il  croit voir et pourfendre à chaque clic de son mulot d’un autre âge ? Frédéric Lefebvre donc, tu aurais deviné sans besoin de le nommer, s’est carrément fait gauler en position du copieur-colleur, dévalisant sans vergogne un site d’info et les droits aussi bien d’auteurs que moraux d’un rédacteur. Il s’est emparé, en détrousseur sans scrupule et au mépris de la propriété intellectuelle, d’un article de Slate.fr écrit par Quentin Girard (texte avec lequelle je suis loin d’être d’accord malgré une argumentation pas inintéressante : original clic clic clic). La réaction de Slate, courroucée on le comprend, est en ligne en suivant cette flèche (là je te dis).

Quant aux preuves du pillage en voici une capture sur le site du porte-parole même pas élu (et annoncé sous ministre… à la communication auprès de l’ intrépide touriste de la Culture)  du parti qui se rêverait unique.

Je ne te mets pas de lien vers cette page, elle ne te mérite pas 😉

Et oui : même dedans, c’est les deux mêmes. Une honte en soi et un deuxième délit, punissable, en quelques jours pour les sarko-sbires. Car internet est vraiment livré aux méthodes de voyous quand il s’agit de celles de Lefebvre et de l’UMP.

Après avoir vu cela, une compilation des sorties de ce spécimen, dont les problèmes de sébum et de manque de shampoing sont poignants (enfin euhhh 😀 ), prend toute sa saveur.

Comment dit-on déjà ? Ah oui : c’est celui qui dit, qui est…

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Posted in: humeur, Politique, Web