Garde à vue : « on est la police, on fait ce qu’on veut »

Posted on 7 décembre 2009

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Faire vivre dans la peur. Au Sarkoland tout mécontent est un dissident et l’arbitraire devient la règle. La garde à vue abusive et une police hors de son rôle, c’est le quotidien de bien des gens. Les procédures de ce genre se multiplient. Mais quand cela concerne les « beaux quartiers », un petit grain de sable parvient quand même à se glisser dans les rouages et la télé se réveille. Toutefois le message est  à double sens et le pouvoir ne veut-il nous faire passer un discours du type : « braves gens vivez dans la peur et le silence, vous êtes sous la menace constante de l’arbitraire ». D’ailleurs la surveillance va être renforcée nous dit-on.

Et cette police dévoyée de sa mission (si on admet qu’elle a un jour clairement été définie et autrement que comme une méfiance du pouvoir envers les citoyens et une volonté de  les contrôler, loin du protéger et servir mis en avant parfois et ailleurs), n’hésite pas à abuser des procédures pour outrage et rébellion. C’est facile, juridiquement ça passe – n’ai-je pas entendu un procureur dans une affaire de parole contre parole expliquer à un quidam que celle des forces de l’ordre (assermentées mais pourtant pas toujours crédibles) était plus digne de confiance qu’une autre – et ça arrondit les fins de mois de ces « prolos » enrôlés  et endoctrinés sous la bannière d’une sécurité idéologique.

Au fait, toutes les procédures de garde à vue en France sont illégales et susceptibles d’être annulées pour non-respect des droits de la défense suite à un arrêt de la cour européenne des Droits de l’Homme (lire détails  ici ou ).

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