U2, YouTube, la nuit (ici) et un global live webcast depuis le Rose Bowl de L.A.

Posted on 26 octobre 2009

1


4h30 du matin à peu près ici. Nuit de dimanche à lundi. Depuis un petit moment ça monte chez les twittos du #twittdenuit. On doit pas être des wagons debout à cette heure. Habituellement en tout cas car là par un prompt renfort on va voir arriver des troupes – plus ou moins – fraîches. Sans parler de ceux qui sont juste devant leur écran et n’ont rien à faire des tweets. Parce que sur l’écran, il y a U2 en live depuis le Rose Bowl de Los Angeles dans un global webcast sur YouTube.

Vu que le concert vient juste de se finir, je suis bien incapable de donner quelque chiffre que ce soit. Combien de spectateurs dans le monde au même moment devant leurs ordis ? Pour faire simple, en suivant le hashtag #u2webcast ça tombait par paquets de 2 à 5000 messages entre chaque titre. De l’english, de l’espagnol, des langues asiatiques et d’autres encore plus indéfinissables. Je suis tout autant dans l’incapacité de savoir si un tel truc avait été fait auparavant. A priori non, du moins pas avec un groupe d’une telle envergure. Comme le notait @fred2baro : @Donjipez quand même le showcase a dû couter cher .. 😛

Opération de marketing planétaire ne manqueront en effet pas de relever quelques uns. Mais sacré trip quand même. Evacuons de suite la performance de la bande à Bono. J’ai pris mes distances depuis un moment. Je les ai vu deux fois de mes yeux vus : la première à Lyon dans les années 80 et la seconde à Grammont à Montpellier en 97 (je crois), lors d’une virée défonce on the road. Déjà cette dernière fois, on avait changé d’époque. Donc au Rose Bowl rien à redire : c’est très pro, du grand show, un groupe de stades avec ses hymnes. Quelques moments où on sent que ça décolle vraiment, les incontournables frissons sur  One et autres With or Without You… Et puis aussi les bons sentiments de preux chevaliers d’un Bono qui en rajoute dans le côté cabot. A côté, heureusement, sobre et fidèle à lui-même, The Edge continue de triturer sa guitare bien qu’on sente vaguement que le cadre du groupe restreint ce qui pourraient être ses pulsions soniques profondes.

On est quand même loin d’October, premier album que je découvris de U2. J’étais alors en seconde. C’était l’automne et cette musique était idéale entre fin précipitée dans la tragédie de Joy Division et le prochain Cure qui allait être Pornography, sorti quelques mois après. J’embrayai peu après vers des niches plus escarpées, violentes ou pointues restant fidèle à quelques repères et me retournant vers les grands prédécesseurs (qui a dit Velvet ?).

Mais je m’éloigne non ? Donc ce trip de nuit c’était d’assister à une diffusion parfaite techniquement (un peu laggé au début) et surtout partagée. Avec des inconnus ou presque puisque aucun que je ne connaisse en vrai. Du coup, moi qui n’aime guère que l’on me livre ses impressions pendant un set et encore moins livrer les miennes dès la sortie, je me suis surpris à twitter au fur et à mesure, à échanger quelques réactions avec un spectateur chilien, par exemple, ou mes followers « habituels. C’est peut être là que résidait le plus intéressant de l’expérience sur laquelle des spécialistes devraient revenir et livrer leurs analyses à froid.

Petit détail quand même, je ne peux m’empêcher d’être surpris du nombre de téléphones allumés pour filmer les concerts dorénavant. Pas que ce ne soit pas utile pour le blogueur 🙂 Mais j’aime bien le côté éphémère d’un live et sa survivance, ou pas, par la seule capacité qu’il aura eu à s’incruster sur les plaques sensibles de ma mémoire, ainsi que par quelques photos rares et choisies.

Allez, l’essentiel quelques images via FullHdReady :

Vodpod videos no longer available.

more about « U2 sur YouTube en Live « , posted with vodpod
Advertisements
Posted in: Musique, Web