Le ministre de l’Hadopi Mitterrand rattrapé par ses écrits sur un plateau télé

Posted on 6 octobre 2009

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Ca devait arriver. Depuis qu’il a été nommé par le nain élyséen, guidé dit-on par sa Pompadour néo ouèbeuse, je m’attendais à ce que l’affaire revienne comme un boomerang. Je m’étonnai même lors des discussions sur la loi Hadopi que Frédéric Mitterrand défendit en se posant en donneur de leçon et en moralisateur, que personne ne ressortisse des rayons d’une bibliothèque La mauvaise vie. Dans ce récit-confession paru en 2005, le neveu de… et futur ministre de la Culture se livrait. Avec talent certes, honnêteté aussi, il y narrait ses difficultés à assumer son goût pour les garçons et certaines formes de sexualité. Entre liberté et une forme de désespoir qui put émouvoir.

Mais difficile après de prétendre à figurer tranquillement dans un gouvernement (même si le poste eu les honneurs d’un opiomane patenté), qui plus est en tant que censeur et promoteur de textes liberticides et rétrogrades. Anéfé, comme aurait énoncé celle qui le précéda rue de Valois, dans son ouvrage Fredo la « Mitte » confiait le plaisir qu’il prenait aux amours tarifés et à la chair fraîche. Tout cela sur un fond d’escapades exotiques aux relents de tourisme sexuel.

Pourtant ce n’est pas par Hadopi que le retour de bâton vint mais, hier soir, dans Mots Croisés sur France 2, lors d’un débat autour des crimes sexuels. Ce que personne dans les médias ou en politique n’avait encore évoqué déboula d’un coup par la bouche de Marine Le Pen (FN) qui l’accusa même de pédophilie:

Vidéo via w0ofTv

Réalité ou récit d’un fantasme (thèse immédiatement défendue par Calvi et Lefebvre sur le plateau) dans un livre faisant l’apologie de ces pratiques, cela est bien embêtant pour qui a traité des milliers de citoyens de voleurs et voyous en puissance. Certainement bien plus grave que quelques téléchargements de tubes de l’été.

[Edit : Sur son blog Rimbus a abordé ce sujet en se posant le « cas de conscience » de reprendre des propos de Marine Le Pen mais en analysant aussi ce qui peut être toléré d’un ministre avec notamment sa défense de Polanski (à lire ici). De son côté Marc Vasseur se pose la question du danger que peut représenter Marine Le Pen et son positionnement pour une gauche (là c’est moi qui ajoute) qui tourne à vide (lire son poste en suivant la flèche) ]

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