Quand (l’immonde) Frédéric Lefebvre prend la parole d’un ouvrier en pleine tronche

Posted on 10 septembre 2009

5


Ca remonte à lundi soir. J’ai un peu trainé. C’était dans l’émission Mots Croisés sur France 2, du guère supportable Yves Calvi, un de ces programmes de débats façon spectacle qui font de l’oeil à l’audience sur fond de « nous on fait des émissions politiques » et dont on ressort en général avec une impression d’avoir encore le ventre creux. Dans les sujets du jour, les conflits et autres « dangers » potentiels de la rentrée. Un petit plateau réunissait quelques habitués du « je sais rien mais je cause sur tout » médiatique avec Barbichu de Libé, « j’ai un pet de coincé » du Figaro, le bogoss rentré dans le rang du PS et la hyène de l’UMP. Et puis il y avait un syndicaliste de Continental, un des leaders de la lutte des « Conti », condamné à six mois avec sursis pour avoir légèrement déplacé les meubles d’une préfecture, le cégétiste, anti-Thibault « va à la soupe », Xavier Mathieu.

Et là on on pu voir ce qui se passe quand le roquet Umpiste Lefebvre se fait clouer le bec en direct par un mec qui surgit de la réalité du monde défendu par le sbire sarkoziste. Pas fiérot le Fredo, il en a perdu tous ses moyens, s’est retrouvé à bafouiller (allez comprendre ce qu’il dit à la fin tant il est désarçonné et se fait dessus), a reçu une bonne leçon de com’ télévisuelle et a terminé suant et suintant de peur. Et oui le recalé des ministères et porte-parole sans mandat, c’est ça un ouvrier, un homme qui se bat et argumente avec l’énergie que tu voudrais bien lui ôter à force de pressions, d’humiliations et de harcèlement. Il n’y a pas à dire, le Conti était bon et le fâcheux en a pris pour le compte…

Vodpod videos no longer available.

Sur le blog de Ruminances un excellent article évoque ces instants où l’homme de droite, aussi immonde que haineux en bon toutou de ses maîtres, s’est fait claquer à la gueule la porte de la réalité.

Publicités
Posted in: Musique, télévision