Hadopi 2 : député liberticide, le net ne t’oubliera pas (via la ligue ODEBI)

Posted on 31 juillet 2009

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Belle remontée de casseroles en perspective. On va se marrer. Et ils ne pourront pas dire qu’ils ne l’ont pas cherché. Finalement ce sera peut être un (petit) pas en avant vers un système où le dépositaire légitime du pouvoir peut exercer ses prérogatives. Retour de bâton bienvenu dans des régimes où quand le peuple ne vote pas dans le sens des intérêts des « élites », on le contourne et on s’acoquine entre soi au profit de ses bailleurs de fonds (qui a dit traité de Lisbonne ?).

De là à dire qu’en s’attaquant aux internautes, ils périront par là où ils ont pêché, il y a un pas qu’on ne peut encore – malheureusement – franchir. Mais il est vrai que ça devient un peu fort de café avec leur projet Hadopi : censuré par le juge constitutionnel, le pouvoir de droite au service de quelques intérêts particuliers tente de contourner et de revenir en loucedé. Si bien que nous revoilà devant un juge certes, mais dans une procédure accélérée avec des doubles peines possibles, l’obligation de continuer à payer un service qui peut être coupé et celle de coller un mouchard dans nos ordis. Sécurisation qu’ils disent. Pour qui ?  Au profit de quelles grandes marques propriétaires ?

En plus l’urgence a été décrétée une nouvelle fois. Le projet de loi a été inscrit à la session extraordinaire du parlement qui débute le 14 septembre. C’est vrai quoi, avec des dizaines de milliers de chômeurs de plus chaque mois, une reprise qui ne sera pas là, sans parler d’une grippe porcine prête à décimer le pays, et pour laquelle les médecins généralistes, envoyés en première ligne, ne savent pas sur quel pied danser tant les dispositions contradictoires se succèdent (sans parler des moyens, des masques…), il est plus important de s’occuper des royalties de quelques uns et des bénéfices des amis. Et si on peut verrouiller ce web qui conteste au passage… ou au moins le fliquer.

Du coup, on ne peut que se réjouir de l’opération « vote propre » que s’apprête à lancer la ligue ODEBI. Face aux députés pro-Hadopi, donneurs de leçons de morale, un bon Google bombing, style  le « trou du cul du web » tombé sur le tout-petit président, ça ne peut pas faire de mal. Seulement là, il s’agira de faire remonter en première ligne les condamnations et casseroles des élus. Des milliers d’occurrences sur les blogs et dans les recherches tapées y pourvoieront. De quoi plomber une e-réputation et peser sur une réélection éventuelle. Si ça ne suffit pas, il y aura toujours moyen de frapper plus fort et de pousser plus loin certaine révélations pour des prétendus représentants qui traitent implicitement ceux qui les font vivre de pirates, voyous voire de pédophiles-terroristes potentiels. Suivant l’expression consacrée, il vaudra mieux avoir les fesses propres pour ceux qui voudront s’y risquer.

Voici donc le communiqué de la ligue ODEBI (à faire tourner un max 😉 ):

 » Alors que nous venons d’apprendre que l’HADOPI sera au menu de la session extraordinaire du parlement le 14 septembre prochain,

La Ligue ODEBI continue d’entendre les discours moralisateurs d’une partie des députés pro-hadopi, qui transforment chaque citoyen français en délinquant potentiel.

Les allusions à la nature « immorale » du partage des œuvres protégées par les droits d’auteur sur les réseaux P2P sont assez difficiles à entendre, quand on connait le pédigrée judiciaire d’une partie des représentants de notre classe politique.

Pour appuyer une démarche qui se veut « morale », il faut en avoir la légitimité. Il faut être exempt soi-même de ce que l’on reproche à autrui. C’est une notion « logique » largement comprise parmi « le peuple d’en bas » … celui qui télécharge, par exemple.

La Ligue ODEBI publiera donc avant les débats parlementaires de la rentrée une liste des condamnations pénales ou civiles de tous les députés qui ont voté pour l’HADOPI dans sa première version.

Nous y ajouterons « les casseroles », qui selon des critères communément admis, ont aussi un caractère potentiellement « immoral » , afin que les députés qui votent en faveur de cette loi sachent qu’ils verront ressurgir irrémédiablement sur Google leurs fautes actuelles ou passées.

La Ligue utilisera son réseau pour associer les noms des députés et leur condamnations en les « google bombant » de fait. Connaissant la pérennité de ce type d’association sous Google, il est certain que ces résultats de recherche seront préservés bien au delà du débat de l’HADOPI.

Une opération sera organisée également sur les plus gros forums français pour publier ces condamnations afin que le maximum d’internautes en soit informé.

En attendant, la ligue Odébi continue à collecter les informations nécessaires à la constitution des dossiers contre les députés Pro-hadopi, forte du dynamisme de son armée numérique, qui s’agrandit d’heure en heure. »

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Posted in: Politique, Web