Du Karachigate aux faveurs pour un conseiller occulte, Sarko accumule les casseroles

Posted on 29 juillet 2009

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Même si on y échappe un temps et qu’on arrive, par exemple, à enterrer l’affaire d’un appart’ à Neuilly, le truc avec les casseroles c’est qu’elles finissent toujours par tinter. Et qu’une fois que ça commence, ça s’accumule vite.

Il y a d’abord eu l’affaire de l’attentat de Karachi et d’une enquête qui a fait ressortir le versement de rétro-commissions pour la campagne présidentielle de Balladur en 95 dont le principal lieutenant n’était autre que l’actuel squatter de l’Elysée. Ce serait ballot de l’oublier et il va bien falloir que nabotleon fournisse quelques explications. Tôt ou tard. En attendant, marrons nous un peu avec cet excellent doublage de mattlouf sur les explications alambiquées d’un Sarko à la peine.

Puis vint l’examen des comptes de la présidence. Et la révélation de pratiques pour le moins surprenantes en matière d’achats de sondages. C’est à cette occasion qu’apparut le nom de Patrick Buisson, ancien de l’extrême droite puis de TF1, LCI et de la chaîne Histoire. Par le biais de son cabinet d’études en com’, il a bénéficié d’une convention de 1,5 millions d’euros avec l’Elysée, en plus des études commandées et réglées aux instituts qui les ont ensuite, semble-t-il « aimablement » fourni au Figaro et à LCI pour faire la propagande du tout-petit-président. Là aussi, quand il a fallu s’expliquer, on s’est pris largement les pieds dans le tapis du côté des porte-flingues du pouvoir.

Et revoilà que Buisson réapparaît dans une autre drôle d’affaire. Ce conseiller occulte de Sarko aurait bénéficié de subsides non négligeables lorsqu’il  était directeur général de la chaîne Histoire. C’est ce que révèle Le Monde. « Entre 2008 et 2009, 270 000 euros ont été accordés par la rue de Valois à cette chaîne de télévision diffusée sur le câble et le satellite, détenue à 100 % par TF1« , écrit le quotidien du soir. Le ministère, interrogé par le journal, justifie cette somme par sa volonté de « valoriser l’action du ministère en faveur du patrimoine » par le biais d’une émission. Faut voir.

Patrick Buisson aurait notamment déjeuné plusieurs fois avec la ministre de la Culture pour évoquer ses relations avec le président, peu avant le remaniement du 23 juin. Selon une source proche de Christine Albanel, citée par Le Monde, « Il aurait été demandé deux fois plus à la ministre, Christine Albanel, elle aurait signé des deux mains pour être dans les petits papiers de M.Buisson (et donc de l’Elysée) ».

Je sais pas comment vous appelez ça, mais moi ça m’évoque un truc du genre : trafic d’influences au plus haut niveau de l’Etat…

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Posted in: Politique