Phil Spector change de mur

Posted on 6 juin 2009

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Dix neuf ans, incompressible. A 69 ans ça a de forte chance de ressembler à perpète. Même si les appels et recours peuvent encore prendre quelques années vu le droit ricain.

La légende du rock, connu pour ses coups de folie et ses fantaisies capillaires, le producteur Phil Spector a été reconnu coupable du meurtre d’une serveuse et actrice – on est à LA -, Lana Clarkson, commis en février 2003 dans son manoir, quelques heures après l’avoir levée dans une boîte de nuit. Les circonstances restent floues et embrûmées, sans doute un refus de celle-ci d’aller plus loin, mais Spector réputé parano et bien allumé  est connu pour être un fana des armes. Il aurait donc tiré dans la gorge de la victime avant de confier à l’un de ses domestiques avoir fait une connerie puis de se défendre en invoquant un suicide de la jeune femme.

Inventeur du « mur du son« , le producteur est l’un des acteurs majeurs de l’histoire du rock. Tellement d’ailleurs qu’il est impossible de dresser la liste exhaustive de ses contributions dans une carrière débutée en 1958. Et qu’il est tout autant difficile d’en sélectionner les moments clés. On se contentera de dire que les plus critiques des spécialistes se limitent au mot de génie.

En route pour un aperçu aussi partial que partiel que je débute avec les Ronettes

Toujours dans les early 60’s, le Da Doo Ron Ron des Crystals

Trois ans plus tard, en 66, on ne sera pas étonner de le voir s’acoquiner avec ce mac roublard de Ike et produire River deep Mountain high pour Ike&Tina Turner

Au bout d’un moment les montagnes se rencontrent. Alors il y aura ça :

Encore mieux (je trouve) avec cet Instant karma :

Remarque que là ça c’est pas mal non plus 🙂

On fait l’impasse sur des incontournables pour finir avec une autre pierre angulaire et un Spector derrières les potards et aux manettes du End of the century des Ramones

On pourrait aussi parler de son apparition dans le rôle du revendeur de came dans Easy Rider ou du personnage qu’il inspira à Brian de Palma pour Phantom of the Paradise. Et de tout un tas d’autres disques. En tout cas son avenir est derrière des murs plus épais que soniques et bien silencieux…

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Posted in: Musique