Lang vraiment râpé

Posted on 18 avril 2009

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Là il est cuit. Crâmé, out définitivement. Usé, veilli, fatigué quoi. Et qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas encore dit; je suis sûr que « le temps ne peut rien à l’affaire… » Encore que là ? L’ancien lècheur en chef de la Mitterrandolâtrie est sur une pente plus que savonneusese. Et même si on doit à Jack Lang le prix unique du livre, la fête de la zik, du ciné et des choses plus techniques comme des mécanismes d’aide à l’écriture et au financement du ciné et du théâtre, il y a longtemps qu’il n’y est plus, le pauvre.

Apôtre d’un tout culturel dans les années 80, stipendié en son temps par Alain Finkielkraut dans La défaite de la pensée (1987), où je doit reconnaître n’avoir pas décelé les germes pourtant évidents du tournant néo-cons du philosophe de plateaux, l’ex-ministre est d’ailleurs rattrappé par « sa futilité, ses approximations, sa grandiloquence, son côté « paillettes », son amour des grands travaux, sa soif de gloire, d’honneurs et d’argent » selon un reproche de Jospin repris dans sa bio Wikipédia.

Placé parfois mais jamais gagnant voire même pas partant, Lang touche le fond du has-been. Après avoir voté la réforme constitutionnelle sarkozyste sans être viré par le PS, voilà l’ami des stars (enfin des riches producteurs et artistes bobos à deux balles quand même) qui soutient le projet Hadopi. Même qu’il dit que « les artistes peuvent pas vivre d’amour et d’eau fraîche ». Du coup il va sortir de sa retraite pour approuver un projet qu’il n’a vraisemblablement pas pris le temps de lire (connu pour être très léger sur ses dossiers, il marqua l’Education nationale en changeant la tapisserie de la rue de Valois et récupérant le bureau de Malraux) et parler d’un sujet sur lequel il est manifestement hors circuit.

Manque de bol pour lui c’est l’occasion de voir ressortir le fait qu’il fait partie de ces députés fantômes absents en séances comme en commissions et qui se contentent de questions écrites sur demande des lobbys de leurs circonscriptions pour tenter de prouver une activité parlementaire.

Pathétique.

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Posted in: humeur, Politique, Web