Vous avez dit bizarre ?, comme c’est étrange

Posted on 31 mars 2009

0


Drôles de films. Retour, pour la deuxième fois, de L’Etrange festival. Du mercredi 1er au mardi 7 avril au cinéma Comoedia à Lyon. Autant dire à deux pas de chez moi, pour ceux que ça intéressent, dans le 7e arrondissement. Voilà qui devrait pouvoir m’arracher des mes piles de DVD et de mon écran (sans compter l’état de la France mossieur qui me fait souci). Parce qu’il y aurait quand même comme un goût de revenez y sur la gelée de coing dans l’affaire pour donner dans l’Audiard.

Je vais pas vous faire tout le programme. Les liens c’est pas fait pour les chiens et en plus je suis loin – c’est bien là l’intéressant – de pouvoir dire quelque chose sur tous les films présentés auxquels en plus s’ajoutera une sélection de courts métrages. Et quelques activités annexes. Un oeil sur l’affiche permet déjà de se faire une petite idée de… l’idée du truc. ef2009_web

Parlant non ? Alors quand même une ou deux choses particulièrement alléchantes dans ce rendez-vous de la bisserie qui, loin des blockbusters – pas forcément à décrier – et de ce cinéma se voulant à thème et de qualité -pas toujours à encenser -, émoustillent nos goûts conjugués de la zèderie bien sentie et du déviant innovant.

Bon en résumé ça va saigner. Alors au pif mes subjectives tentations. Dans le vif du sujet dès le premier jour (18h45 mercredi) avec Midnight meat train réalisé par Ryūhei Kitamura sur un scénar de l’immense et multi casquettes  Clive Barker. Déjà ça en bouche un coin. Et c’est une avant-première en plus. Comme le sera le film de clôture du festival, Bronson (comme l’autre Charles), le biopic d’un taulard porté sur la castagne qui s’annonce sans concession et réalisé par Nicolas Winding Refn (va falloir mémoriser ce nom bon sang), le Danois qui nous envoya l’uppercut de la trilogie Pusher, loin de l’image d’un Copenhague tout beau et policé par le miracle de la social démocratie nordique.

Mais là, je donne quasi dans le normal. Parce qu’on va pouvoir s’aventurer dans l’univers tortueux du cinéma d’exploitation. Avec la soirée Mondo Macabro (label DVD de qualité et aux découvertes improbables) du vendredi. Au programme le roi du Bis, Espagnol qui étendit son hégémonie à l’international, à la filmographie aussi improbable qu’impossible : Jess Franco, avec Diabolique docteur Z, un film de 1966 écrit par Jean-Claude Carrière, scénariste, entre autres, chez Bunuel ou Peter Brooke.

Le même soir: un grand moment de portnawak honnête avec For y’ur height only et le Minimoi philippin d’un James Bond qui lui arrive à peine à la cheville. En voici d’ailleurs le trailer :

Pour ne pas s’arrêter en si bon chemin et pour la bonne bouche j’ai aussi noté from Japan 70’s Le marché sexuel des filles de  Noboru Tanaka, un des kings des pinku eiga produits par la Nikkatsu. Ca suffit pas ? Un mythe vivant du porno tricolore sera là en personne. Gérard Kikoïne accompagnera la projection de Dans la chaleur de Saint-Tropez, un fim avec Marilyn Jess de 1982, époque où le genre tentait de rester encore debout malgré la ghettoïsation due à la loi Michel Guy et avant l’explosion émolliente du marché de la vidéo. On remarquera en passant qu’il su le premier s’y adapter comme rebondir sur le web où une certaine créativité réapparait notamment dans le queer porn. Mais je m’égare.

Surtout que l’inconnu au bataillon – le mien – Jean-Louis Van Belle a de quoi attirer le chaland. « Dadaïste, irréel, surréaliste, absurde, anti-cinéma, foutraque, hypnotique, sensuel… » sont utilisés par les organisateurs pour un cinéaste qui donna dans « le polar plus ou moins sexy, l’horreur et la comédie sans oublier le crochet par la case érotique, années 70 obligent » en y apposant une signature d’auteur. Il sera lui aussi présent samedi et dimanche pour la présentation de Les singes font la grimace et de Perverse et docile, deux bandes où le synopsis annonce du dézinguage à tout-va.

Alors ? On enfile son imper et on se la raconte 42e rue d’autrefois ?

Publicités
Posted in: Ciné