Julien Coupat reste prisonnier politique du sarkoland

Posted on 14 mars 2009

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On pouvait s’y attendre. Mais on pouvait espérer un sursaut d’une institution judiciaire dévoyée qui ne se réveille que lorsque ses petits avantages sont menacés comme pour protester contre la carte judiciaire – mince va falloir déménager – ou des réformes qui, si elles sont certes bel et bien  dangereuses, ont aussi le désavantage de donner plus de travail et moins d’excuses aux hommes de robe.

La cour d’appel de Paris a donc rejeté une nouvelle fois la demande de remise en liberté de Julien Coupat qui est incarcéré depuis le 15 novembre dans l’enquête sur des dégradations contre des lignes SNCF. Il s’agissait de sa troisième demande de mise en liberté. Il est mis en examen pour direction d’une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste un chef d’accusation tiré de la manipulation de la loi par MAM et les sarko-sbires et dont la justice se rend donc complice.

De fait l’avocate de Coupat a annoncé une riposte aussi bien judiciaire que politique et les  autres mis en examen dans ce dossier ne répondront désormais plus aux questions du juge. Quoiqu’il en soit, et en l’absence d’élément autres que ceux connus, Julien Coupat fait bel et bien figure de prisonnier politique d’un régime qui se vichyse à grands pas.

Il est vrai que, comme dans l’offensive anti Domota d’un patronat de la pire espèce et aux abois soutenu par ses féaux de l’UMP et d’un pouvoir de droite qui se mord les doigts d’avoir dû céder sur les avantages de ses amis esclavagistes, alors que les facs et la jeunesse sont en mouvement (tentative intéressante d’infos via le net inside), tenir quelques exemples, tenter de faire peur aux contestataires (avant d’essayer de manipuler l’info pour tenter d’effrayer le bon peuple)…  ça peut toujours servir.

Surtout en prévision d’une journée du 19 mars que seules des organisations capitulardes pourraient refuser de prolonger par un combat dans la durée.

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