Sarkoland : grève générale en Guadeloupe, résistance passive ailleurs

Posted on 24 janvier 2009

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L’hiver sera-t-il chaud ? La crise, les excès du pouvoir, l’arrogance des puissances de l’argent et les errements du nain élyséen sont-ils en train de déboucher sur un mouvement d’ampleur ? Pas sûr et on voit comment médias sous contrôles et propagande veulent effrayer et diviser, opposer les gens les uns aux autres pour sauver ce qui peut l’être du système et de son idéologie insidieuse…

L’appel publié hier matin par Libé ne devrait pas faire grand mal. Il relève surtout du positionnement marketing d’un titre qui essaie de ratisser ce qu’il peut encore espérer après s’être bien cramé. N’empêche que la prise de position de larges catégories, au-delà des polémiques sur leurs statuts, martèle bien une inquiétude réelle et une destructuration en cours de fondamentaux du pays. Bref, ça mange pas de pain et c’est déjà ça… en espérant que l’action suivra.

Du côté des Antilles la bougeotte s’avère beaucoup plus engagée. La nouvelle aura un peu trainé à franchir l’Atlantique mais on a fini par l’apprendre : une grève générale est suivie en Guadeloupe. Elle n’a pas encore fait les gros titres mais on commence à parler d’air de révolte.

Voici ce qu’en rapporte le blog collectif  Torapamavoa : « Depuis mardi, la Guadeloupe est paralysée par une grève générale contre la vie chère. Jeudi, des barricades ont notamment été érigées sur plusieurs routes de l’île. Les manifestants, mobilisés à l’appel d’un collectif constitué d’une cinquantaine de syndicats, partis politiques et associations culturelles, réclament notamment la baisse des prix de tous les produits de première nécessité et des impôts et taxes, la baisse « immédiate » de 50 centimes du prix des carburants, une augmentation salariale de 200 euros et le gel des loyers. »

D’un autre côté de l’échiquier du mécontentement on entend parler de désobéissance civile. Ces actions sont non seulement initiées par des organisations libertaires ou marquées à gauche comme le CNT ou SUD mais par d’autres plus consensuelles. Cela va du boycott de certains enseignants des directives et circulaires  aux retards organisés par l’INSEE et l’Agence de la statistique en passant par les débrayages tournants ou…l’occupation d’écoles par des parents mécontents du sous-effectif enseignant…

La journée du 29 a en partie été anticipée mais elle sera bien sûr la plus révélatrice. D’autant que le mari de la coiffeuse connait une sorte de trou d’air. Après une période de présidence de l’UE analysée, par les analystes spécialistes en analyses conformistes, comme réussie, sans qu’ils ne puissent nous expliquer en quoi, la reprise a été dure et la tournée des voeux ratée.

Le nabotléon risque de devoir perdre de son arrogance. S’il a encore la main. D’ailleurs les informations qui remontent au gouvernement ne sont guère rassurantes comme celles issues d’une officine patronale en gestion des ressources humaines qui n’exclue pas face à la situation des réactions allant de l’apathie (pitié pas ce naze 🙂 ) générée par la peur à des tensions exacerbées et des conflits spontanés voire jusqu’auboutistes…

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