Division de la joie

Posted on 20 janvier 2009

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Vas raconter ça… Pas de quoi en faire un roman. Trop particulier. Pas explicable. Remontée sonique. Juste la bande annonce d’un film qui sortira fin janvier. Un docu sobrement intitulé Joy Division. Retour sur un groupe si éphémère que définitif. Histoire revue par ceux qui l’on vécue et ont survécu en New Order après la pendaison du leader, Ian Curtis. Truc bizarre quand même c’est que le trailer parle de pop (domaine des futurs New Order) pour ce qui reste le fer de lance du post-punk et de la new-wave essentielle.

Double clic pour le pitch, le bio-pitch 🙂

Mélodie obsédante qui renvoie à Factory, Factory Records de Tony Wilson; avant le préfabriqué des musicalités. Et pas moyen de réécouter cette putain de K7 – oui, on piratait avant le web et 1 LP alimentait bien 10 fans fauchés – avec les deux premiers albums (les autres seront des compils posthumes – le single avait alors un sens – et bootlegs) Unknown Pleasures et Closer. Ca tourne en boucle pourtant là haut, harmonies de violences électriques suffisemment domptées qu’elles en sont encore plus déchirantes. Finalement, ce clip d’avant les clips de Love will tear us apart sur fond de misère post-industrielle à Manchester.

Une préférence perso ? Peut être. Morceau définitif ? Non, ils le sont tous. A réviser avec son Velvet Underground comme des bréviaires pour apprentis mais j’en oublie…

Et puis il y a la scène. Folie disait-on car qui les vit ? Là, un super 8 dans un pub d’une banlieue mancunienne en aperçu:

Comme si la folie rock’n’rollienne pouvait être un antidote à toute idéologie dominante… Et si la joie ne se divisait pas. Et si elle formait ses divisions de combattants. Et si…

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Posted in: Ciné, Musique