Coupat : sarko, ta république bananière

Posted on 17 janvier 2009

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Démocratie fictive ? Régime autoritaire ? Dérives consulaires ? A sarkoland, on y va, on y est…

Le père du prisonnier politique Julien Coupat nous explique cette tentative d’imposer un autoritarisme soft de manière fort simple et intelligible :

Voilà qui est dit.

Pendant ce temps le portnawak continue comme le révèle Agoravox.

« Une avocate et son copain auraient été surpris alors qu’ils s’apprêtaient à mettre le feu à une voiture à Paris dans le XIXème arrondissement. Au lieu de les inculper pour dégradations de biens, ou vandalisme, c’est-à-dire de simple délits, on leur colle une inculpation pour terrorisme, rien de moins. »

On ajoutera que les deux étient bourrés comme des cantines – ce qui peut expliquer la connerie de leurs supposées intentions (ils avaient glissé un papier enflammé entre les jantes d’un véhicule). De là au terrorisme faut quand même aller le chercher. Mais le Figaro du croûlant héritier Dassault en donne son interprétation dès vendredi. Le mec « aurait » participé à une manif de soutien aux inculpés du 11 novembre, sa compagne « aurait été aperçue » dans des réunions contestataires.

Par ailleurs elle travaillerait pour un cabinet assurant la défense de certains des mis en examen de Tarnac. Une preuve d’anarchisme non ? Faudra-t-il alors passer devant un comité de salut public tous les plaideurs qui, au nom du droit à la défense, sont intervenus pour des patrons voyous et des élus corrompus ?

Plus sérieusement, la Justice est revenue à une qualification des faits plus adéquate avec la réalité pour deux personnes qui, si l’enquête policière s’avère plus étayée que les conditionnels figaresque, devront répondre normalement de leurs actes.

Toutefois l’emballement initial ne peut empêcher de relever encore et toujours la dérive sarkozyienne : manifester, refuser, contester, remettre en cause… c’est déjà être un terroriste. On n’est plus si loin du pronunciamento : sera-ce bientôt de la Résistance ?

[Mise à jour : Décidément. J’avais entendu parler de la convocation de Besancenot dans l’histoire du dépôt de plainte de La Poste pour un cadre tombé sur son séant lors d’un mouvement de grève – au lieu de se le bouger pour que les recommandés soient distribuées correctement et après vérification que le destinataire est là. Mais là, un autre postier syndicaliste a eu droit à un traitement pour le moins surprenant dans l’histoire rocambolesque – encore une – du Printemps ]

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