Bebel, nom d’un chien

Posted on 19 décembre 2008

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Un remake du Umberto D. de Vittorio de Sica par Francis Huster ça n’a rien de bandant. A priori. Sauf que ce film rebaptisé Un Homme et son Chien (site officiel), qui sortira le 14 janvier, marque le retour à l’écran de Jean-Paul Belmondo. On ne l’avait plus revu depuis L’Aîné des Ferchaux de Bernard Stora (déjà un remake… du film qu’il avait interprété sous la direction de Jean-Pierre Melville en 1963 sauf que cette fois il jouait le rôle du vieux PDG tenu dans la 1re version par Charles Vanel – on suit svp) et son accident vasculaire cérébrale en 2002.

Le casting est impressionnant (voir détail sur Allociné) et permet  aussi de retrouver Hafsia Herzi qui avait triomphé l’an dernier dans La Graine et le Mulet.

Mais l’événement reste bien sûr le retour de Bebel à l’écran. Quelque soit la qualité de ce film, personne ne peut oublier ce que Belmondo représente pour le(s) cinéma(s) français. Acteur populaire, il symbolisa la Nouvelle vague d’A bout de souffle en Pierrot le Fou, passa par des films dits d’auteurs comme Le Voleur de Louis Malle ou Stavisky d’Alain Resnais mais brilla aussi chez Jean-Pierre Melville et Philippe De Broca, à l’aise dans le polar ou la comédie, sans oublier des triomphes commerciaux avec Henri Verneuil, Gérard Oury, Georges Lautner…

En gros, tout amoureux du cinéma lui doit quelque chose. On a tous passé un (des) bon(s) moment(s) avec lui devant un écran. Et il a une place indiscutable de son vivant tout en haut du cinéma hexagonal au même niveau qu’un Gabin et sans doute qu’un Delon et un Depardieu. Alors ça fait sacrément plaisir qu’il continue de tourner :

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Le pitch : « Jeanne, séduisante veuve, annonce son remariage à Charles et le met à la porte de chez elle, avec son chien. Elle fut sa maîtresse à la mort de son mari, meilleur ami de Charles, pendant leurs années de marine. Enceinte de père inconnu, Leïla, la jeune employée de maison ne peut lui offrir que son affection et son lumineux sourire. En retour, Charles lui donnera beaucoup plus. Sans autre ressource qu’une maigre pension, la rue attend Charles et son chien. Aucune main ne se tend vers lui et sa dignité lui interdit de tendre la sienne.Et lorsqu’ils se retrouvent seuls sur cette voie de chemin de fer le fracas du train qui fonce annonce-t-il la fin ou le commencement d’une autre vie ? »

En plus à voir la bande annonce ça a l’air plutôt bien. Par rapport en tout cas à la qualité moyenne de la production mainstream française. Le jeu d’acteur peut être 🙂 Ou l’émotion de retrouver ce qui est juste un mythe.

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Posted in: Ciné