Rions un peu de la crise capitaliste

Posted on 6 décembre 2008

2


Les banques vous connaissez. Le pouvoir de vous convoquer pour 200 euros de découvert et de se planter sur plusieurs milliards, le refus de vous accorder un crédit en vous faisant la morale et de vous en placer un quand les instructions ont changé, quitte à vous condamner aux patates et au riz pour 15 ans. Dans la modestie de l’anonymat, le Donjipez’ brother a le don pour trouver ce qui renvoie ce système à son ridicule. Cette « hacktivisme » du frangin me permet de vous offrir quelques minutes de gondolage devant une excellente parodie bancaire :

Comme tout le monde j’ai suivi le plan du nain élyséen. Retour au keynésianisme se réjouissent certains économistes… keynésiens. Tout (et son contraire) ayant été dit partout on résumera : il s’agit bien d’une relance mais par l’investissement. Autrement dit : pour vous et moi, pour le pouvoir d’achat, la redistribution des benefs et de l’oseille : nib’, que dalle. On aide les entreprises, on demande aux collectivités de trouver du flouze pour compléter et pour les autres : repassez y’a rien à voir. Là où on peut être étonné c’est par la modestie des mesures avancées. La moitié de celles mises en place par le gouvernement Chirac en 1975 après le choc pétrolier ? Et même s’il y a quelques optimistes, les économistes prévoient déjà la nécessité d’un deuxième plan.

La raison ? En voici une visuelle et édifiante tentative d’explication :

Il en est même – j’en suis – pour remarquer, après les effets et agitations médiatiques, l’absence de l’Europe en la matière. La Commission a dû se contenter d’annoncer un catalogue qui est plus l’addition de décisions de chaque Etat qu’une action commune concertée. Encore un pavé pour europhiles béats et un argument qui devrait ressortir lors de la campagne du printemps où on va encore vouloir nous faire prendre Bruxelles pour Washington.

le plan du nabotléon aura au moins créé un job : Devedjian a été nommé ministre du Plan de relance. Si ça sert à rien ça débarasse. Encore qu’en enlevant relance et sa connotation soviétique, les ministères du Plan ont autrefois prouvé leur utilité et, de De Gaulle à Mitterrand, les titulaires eurent souvent rang de ministre d’Etat.

La promotion de Devedjian va propulser son suppléant au Palais Bourbon. Et même s’il semble trainer quelques casseroles (1er paragraphe de la bio Wikipedia), Georges Siffredi, s’il est digne de son patronyme,  pourrait ramener un peu de vigueur sur (et sous)  les bancs de la majorité.

Dans la même série, je vous conseille une petite visite chez Jack Lang http://www.jacklang.net/ qui a dû oublier de faire renouveler son nom de domaine (allez pour le nouveau site c’est ici : http://www.jacklang.org/).

En tout cas l’empressement de sarko-le-petit ne serait pas que médicamenteux. Au château, on craint des mouvements sociaux face à la crise. Sans doute un euphémisme pour dire une mise en cause du pouvoir et de sa légitimité. Comme il affirme ne jamais boire, c’est peut être à cette crainte que l’on doit le bafouillage digne d’un Raffarin (if the yes needs th no…) ou d’une théorie Jean-Claude Van Dammesque des grand jours du nain élyséen :

Odeurs d’éthers hospitaliers ? Moi je dirais plutôt : fume c’est de la bonne…

Publicités
Posted in: humour, Politique