Une Britney qui veut décoiffer…

Posted on 9 novembre 2008

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Parce que vous croyez que je vous voies pas venir… J’entends même déjà les réflexions. Cette fois y sucre vraiment les fraises le pov’. Ca c’est l’âge, se piquer d’intérêt pour les lolitas défraichies… Et j’en passe.

Et là je dis stop. D’abord la zik mainstream de la barbie ne m’intéresse pas plus qu’avant même si, les experts de ce type de sons le disent, elle a le nez creux (oui on y vient) pour s’entourer et éviter les tocards à la prod’ dont le nom en jette faussement mais dont l’éclat est déjà périmé (qui a dit Madonna ?).

Surtout la trash-isation de l’ex miss clean avait de quoi soulever l’intérêt de l’observateur rock’n rollien. Après tout Elvis lui-même finit en King Burger déformé aux médocs. Et rien n’a jamais prouvé que le label roots prolétariennes était gage de provoc et de transgression. Ou que jet set et jet sex soient incompatibles avec drugs and rock’n’roll.

La pestiférée d’un système où des paparazzi s’acharnaient à poursuivre une soi-disant has-been sombrant avait de quoi mériter autre chose que du mépris snobidard. Virginie Despentes, écrivain justement guère soupçonnable de compromission avec les élites renfermées sur un snobisme en forme de strabisme convergent sur leur nombril, se fendit même d’un petit texte pour nous marilyniser la popstar trashy. Parce que finalement, en devenant moins lisse, on sortait du produit fini pour avoir à faire aux impondérables et aux dérapages de ce qui fait la force depuis le départ des renégats du star system : être incontrôlables et imprévisibles.

Donc la demoiselle Spears, après des hauts et des bas qui lui ont permis d’échapper aux lignes bien tracées des fabricants de machines à vendre du CD revient. Après les rehabs et autres temps forts : musique. Les fans vont pouvoir hurler Briiiiiitney tout leur saoul. Perso je m’en fou un peu. Même si dans le clip promo Womanizer, elle est presque à poil (il y a même une version non censurée que je vous laisse chercher), ce qui prouve qu’elle a de la suite dans les idées et que pour tenter de revenir en odeur de sainteté dans les voies impénétrables des charts, elle a choisi de continuer dans la provoc plutôt que de rentrer dans l’ordre du moralement correct. Et c’est vrai qu’elle ne chante pas très juste. Là je ne m’abaisserais pas à évoquer quelque fantôme de la popitude  mais simplement je rappellerai que Dion et toute la clique chantent juste, elles. C’est bien pire pour nos z’oreilles.

Mais il y a surtout l’incontournable. Baptisé Chorus, le nouveau Britney Spears nous offre la pochette la plus toc depuis si longtemps que ça me revient pas. Une coupe années 80 comme c’est pas possible et que n’aurait même pas osée Lucy Ewing dans Dallas avec mise en pli et balayage ; mais où sont-ils aller trouver ça. Trop forts ces DA ? Une perruque ? En tout cas, on la voit, on ne l’oublie pas :

britney_circusSi ça c’est pas toc…

Et en plus elle fait de l’humour. Sur son site (http://www.britneyspears.com/) elle va proposer le paparazzé de la semaine, un « award » pour une vidéo d’un des chasseurs de scoops qui ne la lâchent pas au moment où il connait une petite mésaventure. Au pire, ça remplacera toujours l’arrêt de videogag.

A part ça, Salvatore, Sicilien roi de la mise en pli familiale ayant fait valoir ses droits à la retraite, si quelqu’un a l’adresse d’un coiffeur qu’il lui laisse… on préférait quasi la boule à zéro.

Et le bonus réclameront les gourmands ? Une des versions filmées de son duo live hier à LA avec la Ciccone ça vous ira ? Par contre no way amis pingouins, j’ai vérifié et no lesbian kiss inside.

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Posted in: humour, Médias, Musique, Web