Faut-il sauver le soldat boursier ?

Posted on 11 octobre 2008

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Que cache le krach ? Qui y perd de l’argent ? Le modèle encore indépassable hier n’est-il pas d’ores et déjà caduc ? Il y aurait comme du cousinage en tout cas.

Les cycles du capitalisme font alterner les périodes de up an down, certes. Mais rien ne nous oblige à continuer d’en être les consentantes victimes. Nous, c’est la grande majorité, qui ne subit pas (encore) le krach boursier mais est (ou va être) frappée de plein fouet par la récession, la hausse du chômage, les mesures sociales – qu’on nous dira indispensables pour sauver… le système – et bien sûr les problèmes de pouvoir d’achat qui tendent à devenir des questions de pouvoir survivre. Et encore, on s’en arrête ici, à nos contrées, puisque toute une partie du monde est déjà bien plongée dans une situation catastrophique.

On nous aurait menti ? Bien sûr. Le tout va bien d’hier et d’aujourd’hui n’est que la justification d’options fausses. Et quand, dans la foulée du G7, on entend ceux qui perdront sûrement beaucoup dans ces journées noires mais qui, comme ils ont déjà plus, ne pâtiront pas autant que ceux qui ont quasi nib’; se réjouir de nationalisations des établissements financiers, on se pince. Parce que ce qu’ils attendent c’est que le citoyen lambda paye pour leurs erreurs, assure leurs parachutes, se serre la ceinture pour sauver un sytème dont ils sont les seuls profiteurs. D’ailleurs c’est clairement dit par des gouvernants qui ne sont que les employés de cette « world company » : on va étatiser la merde pour mieux rendre les profits à ceux qui s’en veulent les dépositaires éternels.

Face à la machine, un effondrement ne pourrait-il pas finalement mieux nous sortir de la catastrophe libérale ? Dans le camp des pouvoirs on y croit tellement que les instruments du flicage et de la répression sont déjà en ordre de bataille. On s’attend à une crise sociale, et pas forcément canalisée ou canalisable. On craint même que l’idéologie distillée par tous les moyens ne s’évaporent et on parle de « grève froide » pour évoquer ce qui ne peut qu’arriver face aux patrons-voyous, aux financiers profiteurs, aux hiérarchies discréditées et à des organisations en bout de course : un désengagement cynique de ceux qui restent les exploités et les cocus de l’histoire.

Résumons nous et rions encore un peu de nous en attendant un souhaitable ménage:

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Posted in: Politique, Société