On pique sa crise ?

Posted on 9 octobre 2008

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Je sais pas vous mais cette crise commence à bien m’amuser. Au moins jusqu’à ce que l’on commence à en voir les premières victimes innocentes sacrifiées par un système défaillant.

Parce que si on vous les balance en vrac dans un inventaire surtout pas à la Prévert – le pépère à la goldo ne mangeait pas aux râteliers d’un si piètre tonneau – les news et commentaires font ressembler nos élites et quelques autres à un poulet courant encore après qu’on lui a coupé la tête. Le flux et reflux d’infos donnerait le tournis. Même si on comprend bien qu’un système a sérieusement du plomb dans l’aile, l’acharnement thérapeutique peut encore lui offrir une rémission.

Et on fini par ne plus rien y piger malgré des explications que certains ont su rendre compréhensibles. Les apôtres du marché se convertissent aux bienfaits de la puissance publique. On nous parle de crise financière mais aussi bien les USA que la France, malgré des périphrases alambiquées, sont entrés en récession. En gros, ça craque et difficile d’y voir clair dans le krach.

Mais je reste sur le cul devant certaines réalités. Les caisses vides le sont d’un coup bien moins pour renflouer les financiers que lorsqu’il fallait tirer les gens de la merde ou donner un coup de pouce au pouvoir d’achat. Mystère de la compta publique ? Un économiste explique doctement que c’est comme en cas de guerre, on peut laisser filer les déficits et autres critères… quand il faut sauver la banque 🙂

On nous fait de beaux discours présidentiels sur « les responsabilités à assumer », contredits illico par la réalité Medef(ienne) attachée quand même un peu beaucoup, malgré les poses de sa cheftaine à chemisiers chamarés, à ses parachutes dorés. Et on reste coi quand Xavier Bertrand sur un plateau de télé nous annonce : « stock-options pour tout le monde ». Doit-on comprendre : une fois que les patrons et cadres dirigeants auront fini de se barrer avec la caisse ? Comme le baron, ancien patron des patrons, qui est rattrapé par son col blanc.

Et que dire lorsque, en quelques heures, on lit que les dirigeant d’AIG ont fêté à grands frais et dans le luxe leur sauvetage en flambant 400000 $… avant de tendre la main parce que les 85 milliards initiaux n’ont pas suffi et que, à sec, il faut leur en rallonger 38.

Bon on peut se rassurer : les « faillitaires » sont déjà en place et quand tout ira plus mal ils ont les produits pour faire plonger le péquin moyen encore plus. Et ce ne sont même pas eux les pires (un oeil  gauche sur une opposition complice ?)…

D’autant que le pays est dirigé par un brillant visionnaire dont voici un extrait des propositions électorales :

A relire avec l’abécédaire des propositions : ici. D’ailleurs, s’agitant beaucoup pour rien, il remonte dans les sondages. Comme quoi une crise n’est pas forcément perdue pour tout le monde…

A moins que

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Posted in: Politique, Société