Sarko en Palpatine de l’Europe : il s’y voyait déjà. Trop beau peut-être. Il avait même dû suivre quelques cours du soir d’Histoire en version accélérée sous la férule de l’inimitable Guaino. Bref, avec la crise, le nain élyséen voulait nous la jouer Directoire puis Consulat, sans avoir l’air d’y toucher. Il devrait en rester là dans ses ambitions, avec l’air idiot du gamin qui vient de se faire pincer les doigts dans le pot (de confiotte) et se trouver remisé sur un strapontin par ceux qui s’agacent de ce trublion agité sans être crédible.
Petite précision. Le Luxembourg n’est rien de plus pour moi qu’une banque sans la mer. Et le Parti populaire chrétien social un vague machin où libéralisme côtoie bons sentiments. Ne serait son nom rigolo (moins que Santer son prédécesseur mais quand même), Jean-Claude Juncker n’aurait donc guère d’intérêt autre que d’être la pièce d’une machine qui le dépasse.
Sauf que là, ce chanoine du Grand-Duché vient de faire preuve d’un humour quasi-belge pour remettre à sa place Sarko-le-petit. On appelle ça recadrer. Et il vient donc d’expliquer que les prétentions françaises à la présidence d’un Eurogroupe permanent ne valaient pas pet de loup.
D’abord parce que l’Eurogroupe n’est pas permanent. Et ensuite, au cas où il advienne qu’il le devint, il a déjà un président : lui en l’occurrence. Retour aux fondamentaux disent les entraîneurs de rugby et c’est à lire par ici (notamment).
Alors là pour passer pour des cons. Je suis pas près d’y mettre les pieds moi au Luxembourg. Et bientôt on va être obligés de se dire Wallons pour voyager peinards en Europe sans susciter le rire… Merci qui ?
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