Donjipez Words

"Contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre"

Stupidité de la Loppsi : vous avez besoin d’un dessin ?

« Si on vote le filtrage du Web, on fait la fortune des distributeurs de contenus pédophiles »,  titre LePost. Un article d’Aude Baron y démontre l’inefficacité annoncée de la Loppsi (loi en cours de discussion et que le parlement s’apprête à adopter) dans ce domaine et ses dérives prévisibles, avec de nombreux dommages pour l’internet français. « Filtrer les contenus pédophiles n’est qu’un prétexte », explique ainsi Fabrice Epelboin (ReadWriteWeb), qui a enquêté sur la pédopornographie. Bref, une poudre aux yeux, pour justifier filtrage et blocage de sites, que LePost résume par un schèma très explicite :

Sans compter que la question de ce type de contenus ne relève pas loin s’en faut d’une réponse aussi simpliste. Et il s’agit aussi pour le pouvoir umpiste et les intérêts qui l’entourent de faire passer le web pour un repère de malades, fous dangereux, foutraques, conspirationnistes, élucubrateurs allumés, une zone de non droit, non-crédible, en s’appuyant sur ce discours pour tenter de museler les voix de contestation, les idées non conformistes qui s’y expriment et les informations dérangeantes qui y émergent. On y perçoit la réaction du vieil ordre libéral face à la modernité, à l’ouverture de possibles nouveaux modes d’organisation politiques et économiques, à de nouvelles formes d’échanges…

Après la bataille Hadopi, dont l’issue n’est pour l’instant pas connue mais qui ne fut pas le triomphe espéré par l’Etat de droite, il s’agit là d’une deuxième phase lancée dans cette guerre que mènent les mêmes forces ailleurs (Berlusconi par exemple). La révélation des aventues sexuelles exotiques, tarifées (mais « seulement avec des boxeurs de 40 ans » :D )  d’un ministre, Casserole Days, pour ne pas oublier le passif pas clair d’élus loin d’être des parangons de vertu, et quelques autres exemples démontrent que le rapport de force est loin d’être inégal. Une somme de petites unités courroucées peut (va ?) frapper fort, très fort…

9 février 2010 Posté par donjipez | Médias, Politique, Société, Web, humeur, économie | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Loppsi, un deuxième étage à la fusée liberticide anti-internet du pouvoir

Il y a eu Hadopi, Acta avance (et pour se préparer à résister et en savoir plus, un petit clic en bas à droite sur le bandeau): en attendant voici la Loppsi (Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure ). Bon techniquement, ce n’est pas fait puisque le texte arrive en discussion ce mardi 9 février devant l’Assemblée nationale.

Mais c’est pour ainsi dire plié vu notre excellent système démocratique qui fait que les amendements de l’opposition seront balayés, les éventuelles voix discordantes de la majorité umpiste muselées et le projet du pouvoir de droite avalisé. Peut-être un peu musclé par quelques élus populistes qui prouvent qu’entre la droite et son extrême, le cousinage est devenu plus qu’avéré. Et si les excès des sarko sbires étaient retoqués par le Conseil constitutionnel, on a vu précédemment que ce gouvernement avait vocation à contourner de telles décisions au profit des intérêts de ceux qu’il sert.

Et pourtant ! « C’est un prétexte pour un filtrage général » s’insurge Jérémie Zimmermann , l’un des fondateurs du collectif de défense des droits et libertés des citoyens sur internet, La Quadrature du net.

La Loppsi suscite une vive opposition et les prises de position se multiplient (comme ici avec la dénonciation d’une « Sarkofrance sécuritaire »). Plusieurs des articles de la loi (art. 2, 3, 4, 10, 11, 17, 18 et 23: détails sur PCInpact) touchent au secteur des nouvelles technologies et au web : délit d’usurpation de l’identité numérique, blocage des sites pédopornographiques, chevaux de Troie de la police, fichiers d’analyse sérielle…

La possibilité d’introduire des mouchards dans l’ordinateur du citoyen lambda, dans certaines circonstances, en allant jusqu’à réaliser, à l’insu de l’utilisateur, des enregistrements de ses frappes sur clavier (keylogger) ou des captures d’écran figure au rang des sujets d’indignation. Mais c’est la volonté de filtrer et bloquer certains sites (lesquels ?) dans le but affiché de lutter contre la pédopornographie, qui cristallise les inquiétudes. Et il y a de quoi ! (une autre analyse sur Acrimed le montre encore)

Les effets de bords techniques – surblocage non-désiré de sites, absurdités à l’exemple de cas récents avec une loi comparable en Australie (interdiction de sites parlant de poitrines bonnet A ou B, du point G ou de l’éjaculation féminine sans rapport avec les buts visés) – mais aussi les risque de dérapages pour de raisons idéologiques et commerciales sont vivement dénoncés. Pour la Ligue Odebi : « sous couvert de cette lutte, le gouvernement souhaite mettre en place un filtrage sur Internet ». Autrement dit : restreindre la liberté d’expression. Et mettre sous le monopole des médias et puissances financières des copains et des coquins une information aux ordres des intérêts d’un même groupe et d’une pensée unique qui ne veulent plus être gênés dans leurs exactions.

D’ailleurs, c’est parti pour les conneries: déjà ça dévie sous prétexte de protéger les petits z’enfants (de la patrie) puisqu’un amendement de la députée UMP Chantal Brunel prévoit de censurer le contenu sadomasochiste sur Internet. Comme quoi, il y a quand même des fessées cul nu et en public pour stupidité patente qui se perdent :D

Plus sérieux, la loi serait, en plus, inefficace et contre-productive. C’est ce qu’explique le rédacteur en chef  du site ReadWriteWeb, Fabrice Epelboin, auteur d’une enquête et qui publie un ouvrage sur le sujet. Si « la menace sur la liberté d’expression est bien sûr réelle », il estime surtout que « le filtrage est probablement la meilleure chose qui puisse arriver aux criminels qui font le commerce de pédopornographie ». En clair, les mesures feront la fortune des mafias.

Il s’agit d’une nouvelle rupture entre les pouvoirs (politique et des old économie et médias) et internet, avec un mouvement d’ensemble visant à une mise au pas de la sphère numérique. Un nouvel étage d’une « répression » dans laquelle seul l’internaute moyen sera piégé, contrairement à l’utilisateur avancé (et bien sûr aux malveillants bien organisés, eux) qui trouvera toujours des parades.

Car s’il ne fait aucun doute que le texte porté par le blondin couperosé aux plaisanteries « auvergnates » douteuses, Hortefeux (en relais de MAM), sera voté par ce parlement croupion, comme pour Hadopi, les « bidouilleurs »  vont faire tourner leur savoir et poursuivre leur hacktivité. Voici déjà quelques conseils utiles chez Jura Libertaire et Petaramesh. Comme le début d’une ère annoncée où, pour ne pas rester dans le panurgisme imposé (et/ou accepté), il faudra apprendre à tisser son drapeau pirate d’apprenti hacker ?

9 février 2010 Posté par donjipez | Politique, Société, Web, humeur, économie | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Boutin, l’ultra catho qui n’aime pas le poisson

Un petit dessin trouvé sur Yagg après l’interdiction d’un court-métrage pédagogique, Le Baiser de la Lune, visant à combattre l’homophobie et à promouvoir la lutte contre les discriminations. Une interdiction obtenue par les ultras cathos et quelques groupuscules d’extrême droite auxquels le pouvoir et son ministre de l’Education Luc Chatel (qui l’a répété ici) se sont empressés de céder.

Un peu plus sur : le blog d’Alain Piriou, Agoravox, 20Minutes ou L’Huma

8 février 2010 Posté par donjipez | Politique, Sexe, Société, humeur | , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Une bonne moitié du gouvernement (de droite) est inutile

Travailler plus qu’y disaient. Ca devait vouloir dire rapporter plus à leurs copains et, pour eux, occuper l’espace en y créant un bruit incessant , soulever des sujets en tous sens et en dépit du bon, faire passer de l’agitation pour de l’action… Et surtout ne pas s’appliquer le lot commun. Sous-effectifs, surcharges de travail, ils ne connaissent pas; pas plus que de voir leur rémunération être amputée ou disparaitre pour cause d’inactivité.

Et ce n’est pas moi qui le dit mais Le Figaro des croulants droitistes Dassault et Mougeotte. En effet, le journal relève : « Un ministre sur deux est candidat aux régionales » . Et d’ajouter que « la moitié des membres du gouvernement ont décidé de s’engager dans la bataille pour défendre l’action de la majorité présidentielle. » Un chiffre de 20 ministres et secrétaires d’Etat proche de celui de 2004 où ils étaient dix-neuf à faire de même.

« Ne nous demandons pas qui garde les enfants, mais plutôt qui travaille pour la France », lance Luc Mandret sur son blog. A croire que tout ce petit monde n’est pas surbooké par son activité ministérielle qui serait plutôt un mi-temps (thérapeuthique?) comme l’a avoué le catho intégriste Darcos qui ne sera à Paris que les mardis et mercredis, relève encore le blogueur.

Bon, bien sûr certaines de ces candidatures auront eu le mérite de nous faire rire et de laisser éclater le niveau stupéfiant de quelques détenteurs de maroquins (avec mention spéciale peut être à Valérie Pécresse et Chantal Jouanno, la spécialiste du métro parisien). Mais il y aurait quand même quelques questions à poser.

La première est de savoir s’il s’agit pour certains d’entre eux de profiter des moyens de l’Etat et d’une exposition médiatique pour demander un mandat dont ils n’ont que faire. Ainsi, élu lors des Européennes mais ayant renoncé à siéger, Brice Hortefeux refait le coup et sollicite cette fois les suffrages comme tête de liste départementale dans le Puy-de-Dôme.

L’autre est une vraie question de fonctionnement de la démocratie. A quoi cela rime-t-il pour quelqu’un qui a exercé des responsabilités ministérielles d’aller pantoufler – et de se réserver une place arrière – dans un conseil régional ? On admettra qu’être ministre et en exercer les pouvoirs est un sommet de « carrière » et qu’après avoir servi le pays tout ce monde devrait… soit retourner à la vie active, soit, si son action a connu le succès, être appelé à la poursuivre ou à mener une autre mission.

Pour le reste : place à la relève et au renouvellement. Donc si ces sarko-sbires (en l’occurrence) formaient autre chose qu’une caste de politicards allant à la soupe, à toutes les soupes, et ne sachant vivre qu’aux crochets du citoyen, ils pourraient se consacrer  pleinement à leurs dossiers. Avant de céder leurs places.

7 février 2010 Posté par donjipez | Politique, humeur | , , , , , , | 2 commentaires

Les resquilleurs de l’UMP épinglés par La Vie du Rail

Duraille pour l’UMP, le numéro du 27 janvier de la Vie du Rail (bon celle là elle est faite). L’hebdo cher aux amoureux du chemin de fer revient sur le lipdaube des jeunes (mais bien plus vieux que toi, rassure toi) du parti au pouvoir qui avait déjà bien fait rire tout le monde. Pas tués par le ridicule, le parti sarkozyste semble aussi échapper aux foudres de la SNCF où ils se sont incrustés comme des voyageurs sans ticket ou plutôt des utilisateurs de l’image d’un service public sans autorisation. Le magazine relève qu’elle est d’habitude plus prompte à défendre l’image de son TGV. Son patron, Guillaume Pepy actuellement, étant nommé par le nain élyséen faut-il voir lien de cause à effet ?

2 février 2010 Posté par donjipez | Politique, humeur | , , , , , , , , | 2 commentaires