L’argent par les fenêtres de l’Elysée et la peur de rendre des comptes

Les maîtres du sarkoland sont frappés du syndrome de la folie des grandeurs et des dépenses inconsidérées. Après les frais de douche du nabotléon, qui venaient après bien d’autres largesses auto-octroyées, et le sujet des dépenses du château, en général; voilà que l’affaire des sondages (que j’ai déjà évoquée ici et ), révélée en juillet par la Cour des Comptes – qui les avait donc faits (les comptes) – rebondit. L’opposition demande la création d’une commission d’enquête, ce qui serait un minimum :


Sondages à l’Elysée, Factures salées …
envoyé par politistution. -

La facture est salée et le pouvoir n’a pas très envie de voir quelqu’un fouiller dans ses petits arrangements et manipulations entre amis. Envoyée en pompier des basses oeuvres, MAM a ainsi estimé “que la création d’une commission d’enquête sur les sondages financés par l’Elysée, comme le réclament les députés socialistes, est contraire à la Constitution” (la dépêche Reuters intégrale sur Yahoo!). Bénéficiaire et au coeur de cette affaire, on trouve le conseiller occulte du nain élyséen, et plus qu’à droite, Patrick Buisson. Drôle de fréquentation pour le sommet de l’Etat que de frayer avec un individu ancré à l’extrême droite et grenouillant dans les médias, comme le détaille son portrait très bien documenté dans Télérama (par ici).

Autre gabegie de l’Etat de droite révélée par la Cour des Comptes, une gestion plus qu’hasardeuse du patrimoine public (des copains à servir au passage ?) qui ressort devant le Parlement (pour ce qu’il en reste et ce qu’il représente):


Le gouvernement & la gestion du patrimoine immobilier
envoyé par politistution. -

Le train de vie présidentiel,  le luxe que s’octroie Sarko, avaient été épinglés l’été dernier dans la presse allemande. Notamment dans un article de Bild  titré “Sarkozy vit comme un dieu en France” disponible en ligne (et en langue de Goethe) ici

sarko allemagne… et traduit dans ce pdf arrivé par le canal chenilesque ;-) (clic clic clic) L- ELYSEE

Ou que voici, que voilà en français :

Sarkozy vit comme Dieu en France ! Toute la France est concernée par la nécessité d’économie. Un seul n’y contribue pas c’est le Président de la République Française. Dans les 300 m2 des appartements privés de l’Elysée les fleurs doivent toujours être fraîches : 280 000 € par an. Les voyages privés de Sarkozy se font toujours dans un avion vide où il est seul au cas où il faudrait qu’il rentre à Paris d’urgence. Il bénéficie de 61 voitures de service, 2 Airbus et 6 Falcon Jets. (le plus récent de 60M d’euros a été baptisé Carla (comme sa 3ème épouse) Il a près de 1000 employés (2 x plus que la Reine d’Angleterre), 44 chauffeurs, 87 cuisiniers. Les chefs cuisiniers peuvent se servir librement dans la cave à vin de l’Elysée. Le repas de midi est servi par des Laquais. Carla et Nicolas peuvent manger à toute heure. La cuisine est de service en permanence et 1 M d’€ par an pour les boissons (champagne, …) Horripilation ? Protestation ? Nullement. En France c’est une affaire d’honneur que le Chef de l’État représente la renommée de la Nation. C’est le successeur du Roi Soleil et c’est exactement comme cela qu’il vit (avec sa”Madame Pompadour”)

Belle image à l’étranger au passage :( Et supportables pour combien de temps encore ses façons dignes d’un Louis XIV ou peut être plutôt d’un Louis XVI ?

Surtout que la situation ne va pas en s’arrangeant malgré les dénégations des sarko-sbires. On lira ainsi une analyse de Denis Clerc, dans Alternatives Economiques, pour qui “la réalité défie les chiffres” en matière de pauvreté. Et qui tacle les mensonges de Martin Hirsch qui a beau “améliorer les chiffres en changeant le compteur”. “Même ainsi, son rapport montre que la pauvreté augmente parmi les jeunes et les travailleurs à bas revenus. Et que l’écart entre les pauvres et le reste de la société s’accroît”, introduit-il dans un propos à consulter en cliquant ici (ici je vous dis ;-) ).

Et il va bien falloir que remonte la réalité de personnes de plus en plus nombreuses pour qui la situation est pire de jour en jour, même en acceptant de se plier à l’exploitation d’un boulot:

Mais de cet Elysée où on vit si bien, on trouve que les Français ne sont pas raisonnables et trop payés. Et on va même jusqu’à proposer aux agriculteurs légumiers, avant de le nier en catastrophe, d’engager des ressortissants d’Europe de l’Est au tarif pratiqué dans leurs pays pour faire baisser leurs coûts de production.

On croit rêver ? Mais non, on vit au Sarkoland…

 

 

Le web devient un tout-à l’égout de la démocratie: Estrosi est sur Twitter

On dirait que certains à droite (et ailleurs) ont eu raison par anticipation : le web est devenu une poubelle, la preuve on y trouve n’importe qui comme le motocycliste des ministères Estrosi sur Twitter (ch_estrosi ). Bon du coup j’ai sorti la pelle et commencé à assaisonner le pantin d’un “cass’ toi pov’ con” inaugural. Par mesure de précaution j’ai provisionné 15 euros, puisque la condamnation à 30 euros d’amende pour avoir renvoyé au nabotléon la grande phrase de son quinquennat vient d’être confirmée en cassation. J’ai divisé par deux puisqu’un sous-fifre ne peut prétendre à autant que son maître.

Le ministre à jantes alus (et tête de poiscaille douteuse – tiens voilà son désormais nom ici : poiscaille à 2 roues) s’est donc fait gauler en train de tweeter des stupidités dans les couloirs du Sénat. C’est que, avec sa tête à être franc comme un âne qui recule, va-t-il nous expliquer, le pov’, y’a rien que des méchants médias (Libération – LoL – L’Huma…) qui disent des bêtises et qui aiment pas le gouvernement – dont les amis contrôlent pourtant la majorité – et qu’il n’a plus que ça pour s’exprimer le Niçois motorisé. Manque de chance, sa prose incertaine même en 140 caractères, tombe sous les yeux du sénateur du Doubs, Martial Bourquin (http://www.martial-bourquin.com) qui le tance vertement.

Rions d’abord de cette belle fessée publique reçue par ce sarko-sbire:


Estrosi : twitter au Sénat
envoyé par mbourquin.

N’écoutant que mon courage et mon abnégation, je me suis alors rendu sur le compte twitter du ministre chargé des services au patronat, aux délocalisation et à la pénurie organisée d’emplois. Pas de surprise : le spécialiste des bougies n’est pas une lumière en matière d’internet et de web social. Il n’a rien compris, comme les Wauquiez, Thiollière (pourtant rapporteur au Sénat sur Hadopi) ou encore Hamon et Collomb que j’avais déjà évoqués ici. La liste des politiques dans ce cas serait longue malgré quelques exceptions (NKM, Alain Lambert, Vincent Peillon, par exemple, qui ont été rejoints par… Hamon dont la pratique s’est améliorée avec le temps) qui ne font pas des miracles mais sont un peu moins empotés.

Pour revenir (et en finir avec) Estrosi, lui c’est la totale. Il ne suit personne (ce que twittent les autres ne l’intéresse pas),  on ne trouve pas un seul replies (@), puisqu’il se contente de lâcher ses petites phrases inutiles, pas plus qu’un lien vers du contenu intéressant voire produit par lui. En gros, un compte que d’emblée on n’a aucune envie de follower à moins d’être umpiste décérébré ou moqueur invertéré.
La preuve :

estrosi

Arnaque de Tarnac : la parole est aux avocats de Coupat

Discrètement avec le temps, l’affaire des anarchotonomesdultragoches a fait long feu. Le coup de MAM et des sarko-sbires pour inventer un ennemi intérieur obsédé de la caténaire ferroviaire s’est brûlé au principe du crédible. De la descente télévisée dans le village de Tarnac aux remises en liberté des interpellés, malgré l’acharnement obsessionnel d’un parquet portant bien son nom de paillasson du pouvoir politique, le soufflé s’est effondré.

Pour tenter d’échapper au ridicule et justifier les détentions provisoires, on n’a pas vu le non-lieu général qui pendait au nez des apprentis faiseurs de terrorisme imaginaire. Quelques mises en examen ont été décidées et on jugera donc Julien Coupat et quelques uns des autres contestataires de Tarnac mais, si les juges peuvent sauver un peu d’indépendance, on voit difficilement comment tout cela ne se terminerait pas par une relaxe.

La manip’ de l’Etat de droite se fait de plus en plus évidente – loin des feux médiatiques qui avaient embrayé sur le spectacle qui leur était généreusement proposé -, et le dossier révèle son vide sidéral d’éléments probants. C’est cette enquête tronquée qu’évoque ainsi ici l’un des avocats de Julien Coupat tournant en ridicule l’un de ses éléments particuliers.


Tarnac: les avocats de Julien Coupat dénoncent des “anomalie
envoyé par politistution

Lire aussi utilement ici sur Les mots ont un sens.

Le débat au sarkoland : censure sur le site Identité Nationale

Le débat autour de celui lancé par le félon Besson ne m’intéresse pas vraiment. Il me paraît tout à la fois nul, non-avenu et inefficace. Pas parce que certaines questions ne se posent pas mais parce que la méthode, son discours n’ont rien à faire avec ce qui relève d’une analyse  ô combien complexe, ténue et évolutive. Je pourrais ainsi m’y surprendre à évoquer des valeurs aux relents “vieille république” pour ne pas dire “vieille France” en étant pourtant un 3e génération comme d’autres. Ou au contraire à nier la pertinence de certaines géographies imposées. Mais de tels discussions méritent d’autres interlocuteurs que l’Etat de droite et ses tristes sbires. La démarche n’est d’ailleurs qu’un moyen parmi d’autres de valider la dérive pétainiste, liberticide et autoritaire du régime en allant chasser sur les terres du rejet.

On pouvait donc s’en douter : le débat sera largement tronqué. La preuve. A peine lancé, le site gouvernemental du ministre des expulsions pratique une modération extrême qui relève de la censure à tout-va. Démonstration :

Via FullHdReady

L’impitoyable réquisitoire de Besson contre Sarkozy

C’était une époque où Besson, futur ministre des expulsions, et qui rêverait de faire de la félonie un élément d’une identité nationale introuvable, qu’il prétend chercher au travers d’un site et d’une consultation tronqués, dézinguait son futur maître à tout-va. A l’époque il émargeait côté PS. Et finalement connaissait déjà bien celui qu’il partirait veulement servir jusqu’au pire quelques mois après. Voici donc, exhumée par astirot2 une émission du 14/01/07 de Serge Moati durant laquelle Eric Besson, rédacteur du rapport PS sur Sarkozy commente l’investiture du candidat UMP. Instuctif sur ce qui allait arriver non ? Et sur le niveau du sinistre personnage qui après un tel réquisitoire partira se vendre au camp d’en face…


Quand Besson dézinguait Sarkozy .
envoyé par astirot2. –